Avec Le dernier griot, la compagnie Antoinette Gomis convoque différentes disciplines du hip-hop pour mieux interroger notre futur et celui de la liberté d’expression et artistique. À découvrir à Montreuil le 7 mai.
Dans ce monde tout à la fois d’hyper-connexion et de distanciation sociale, mais aussi de technologies et de possibilités de contrôle de plus en plus poussées, l’humanité ne risque-t-elle pas de perdre ses valeurs et, avec elles, de se perdre tout entière ? Et dans tout ça, quelles places ont et auront encore l’art et les artistes ? Les griots des temps modernes, ces « conteurs d’histoires et d’émotions » conserveront-ils toujours leur liberté ? Ce sont ces questions que se pose, sur la scène du théâtre municipal Berthelot – Jean-Guerrin, la compagnie Antoinette Gomis avec Le dernier Griot, le 7 mai.
Des mots, des gestes et des mouvements
Dans une scénographie volontairement sobre et une utilisation de la lumière très soignée, marques de fabrique de la compagnie, le rappeur et conteur Elom 20ce, l’artiste peintre Kouka Ntadi et quatre danseurs s’interrogent ensemble. La création, soutenue notamment par le Département, réunit en effet plusieurs disciplines du hip-hop : la danse bien sûr, avec du break, du krump, du steppin’, l’art oratoire et le graffiti. Mais aussi la langue des signes, un autre medium auquel Antoinette Gomis nous a habitués et qui prolonge les mouvements de sa danse. Un « conte hip-hop » donc, qui fait danser les mots et les corps pour mieux nous pousser à nous interroger sur les limites de notre liberté.
Infos pratiques
Le dernier griot de Cyril Machenaud et Antoinette Gomis.
Le jeudi 7 mai à 20 h
Au Théâtre municipal Berthelot – Jean-Guerrin, 6 rue Marcelin Berthelot, Montreuil, 01 71 89 26 70, https://tmb-jeanguerrin.fr/
Durée : 1 heure
Dès 10 ans
Tarifs : de 5 à 12 euros