Rappeuses : comment passer pro ?
- L’association Rappeuses en liberté choisit d’accompagner 10 habitantes de Seine-Saint-Denis.
- Une initiative soutenue par le Département à travers son Plan Hip-hop.
- Interview de Aymeric Pichevin, président de Rappeuses en Liberté.
De quelle manière intervenez- vous dans le Plan Hip-hop lancé par le Département ?
Avec le Département de la Seine-Saint- Denis et les villes d’Aubervilliers et La Courneuve nous avons lancé un incubateur destiné aux femmes et minorités de genre pour leur permettre de rapper, de s’exprimer à travers le rap. Sachez que le rap est le style de musique à la
fois le plus écouté et le moins féminisé. Cela pose des questions pour les artistes qui n’arrivent pas à percer mais aussi pour le jeune public qui n’écoute que des discours masculins.
Que pensez-vous du soutien du Département de la Seine- Saint-Denis pour le hip-hop ?
La Seine-Saint-Denis est l’un des berceaux du hip-hop. Le dispositif national « Rappeuses en liberté » y était déjà bien implanté. Cette culture est encore très vivante. Je pense que c’est super intéressant d’essayer de renforcer tout le tissu hip-hop pour créer de la dynamique à travers cette culture forte.
Concrètement qu’allez- vous leur proposer ?
Cette année, en Seine-Saint-Denis, nous accompagnons 10 rappeuses de janvier à juin lors d’ateliers de chant, d’écriture, d’expression scénique. Nous leur donnons une première approche de la filière musicale. Nous allons aussi les informer sur les ateliers associatifs auxquels elles peuvent accéder en dehors de ce que nous faisons. Elles pourront enregistrer un titre et terminer par un certain nombre de concerts, notamment dans les festivals Villes des musiques du monde et Courneuve square avec lesquels nous travaillons. Nous souhaitons que de plus en plus de femmes et de minorités de genre se lancent dans le rap.