Booder : « Il suffit d’avoir un ballon, et les copains arrivent »
- S’il a grandi à Paris dans le 10e arrondissement, l’humoriste a tissé de forts liens avec la Seine-Saint-Denis à travers le club de foot d’Aubervilliers.
- Président d’honneur depuis 15 ans du FCM Aubervilliers, Booder voit le foot avant tout comme un ciment social « pour aider les jeunes au niveau scolaire et humain»
- Le comédien, passionné de ballon rond, est notamment à l’affiche du « Casse de l’Année », programmé le 29 mai au Casino d’Enghien, où il sera une fois de plus question… de foot.
Vous êtes président d’honneur du FCM Aubervilliers. Comment s’est fait le lien avec ce club ?
Il se trouve que mes meilleurs amis sont aujourd’hui à la tête du club. Rachid Youcef (l’entraîneur de l’équipe première), les frères Belkebla aussi, ce sont des gens avec qui j’ai grandi. Du coup, je vais encourager l’équipe première et voir les jeunes quand je peux. Le plus souvent c’est en semaine, parce que le week-end, je suis pris par mes différents spectacles.
Qu’est-ce qui vous plaît au FCM Aubervilliers ?
C’est un club de foot qui prône les valeurs que j’aime : le sport bien sûr, mais aussi l’éducation, le respect des autres, le vivre ensemble. On est là pour aider les jeunes au niveau scolaire, mais aussi au niveau formation.
Pourquoi vous êtes mordu comme ça de foot ?
Comme chez beaucoup de gens, c’est lié à mon enfance. Il suffit d’avoir un ballon et les copains arrivent… Moi j’ai toujours voulu être footballeur pro. Et gamin, mon joueur préféré, c’était le Marocain Aziz Bouderbala. C’était un super joueur, qui avait signé au Matra Racing, un club de banlieue qui avait côtoyé l’élite : il y avait là Olmeta, Ginola, Francescoli, Ben Mabrouk, Bouderbala… J’en étais tellement fan que j’ai pris comme nom de scène Booder.

Booder et l’équipe de comédiens du Casse de l’Année.
Cette passion du foot, on la retrouve sur scène puisque dans Le Casse de l’Année, dans lequel vous jouez, traite d’un casse chez un joueur de foot du PSG…
Oui, les auteurs ont voulu prendre pour point de départ ces faits divers qu’on lit parfois : « effraction chez tel ou tel joueur ». Sauf que là évidemment, le casse est un fiasco. Moi j’y joue le rôle d’un simplet. Il n’y a que des rebondissements, on rit beaucoup, c’est universel…
Et vous avez aussi consacré un seul en scène à l’école. Pourquoi ce thème ?
Là encore parce que c’est universel. Tout le monde a des souvenirs, bons ou moins bons, d’école. J’y parle de l’école d’avant, de cette course aux notes qu’on observe aujourd’hui. Ça a beaucoup changé. Là, je le vois avec mon fils : vous avez en temps réel les notes de vos enfants par les applis, ça en devient addictif.
Quel genre d’élève étiez-vous ?
J’étais l’élève qu’il fallait avoir dans sa classe, le boute-en-train, mais toujours respectueux… Masi ce qui agaçait mes profs, c’est que j’aurais pu avoir de très bonnes notes mais que je me contentais du minimum vital. C’était à la Grange-aux-Belles, dans le 10e.
Allez, on revient au foot. Un petit pronostic pour la Coupe du Monde ?
Sur le papier, la France est largement favorite avec son potentiel offensif. Mais attention au Maroc. Avec tout ce qui a été mis en place depuis ces dix dernières années, le Maroc est devenu une grosse nation du foot… On l’a vu déjà au Qatar avec cette demi-finale ! J’ai hâte d’y être !
- « Le Casse de l’Année », programmé le 29 mai au Casino Barrière d’Enghien, à 20h30.
- « Ah… l’école ! », en tournée dans toute la France, dont le 17 janvier 2027 à l’Olympia de Paris.
Propos recueillis par Christophe Lehousse