Paris 2024 : les volontaires formé∙e∙s au handisport

Paris 2024 : les volontaires formé∙e∙s au handisport
Jeux olympiques et par...

Fin janvier, 150 Séquano-Dionysien∙ne∙s volontaires pour les JOP 2024 ont suivi une formation spécifique au handisport dans un gymnase universitaire de Champs-sur-Marne. L’objectif : les sensibiliser aux disciplines paralympiques, au sport adapté… et les préparer à accueillir au mieux les personnes en situation de handicap pendant les Jeux.

« Moi qui ne connaissais pas très bien le handisport, j’ai vraiment adoré » confie Charles, un pimpant retraité blanc-mesnilois. « En pratiquant le basket fauteuil ou le para judo, on se met à la place d’un sportif en situation de handicap et on découvre qu’il leur faut une excellente coordination, faire confiance à son partenaire… ». Inscrit « par envie de donner un coup de main » au dispositif Toutes et tous volontaires, le sexagénaire a participé avec d’autres Séquano-Dionysien∙ne∙s à un quizz sur l’histoire du handisport puis expérimenté des entraînements d’handibasket, de judo et de sprint à l’aveugle.

Un parcours complet pour préparer les JOP

« Les volontaires peuvent suivre trois formations différentes jusqu’en 2024 sur le secourisme, l’accueil de grands événements sportifs ou touristiques et le handisport qui correspond à la séance d’aujourd’hui » explique Amandine Renault, cheffe de projet à la Délégation aux Jeux Olympiques et Paralympiques, l’entité départementale qui a coordonné l’événement avec l’entreprise de l’ESS Handiamo.

Une partie des participant·e·s ont ainsi découvert les futures infrastructures (Village des athlètes, chantier du centre aquatique…) aux alentours de Saint-Denis et préparent des actions de bénévolat en lien avec le sport.

Thomas, 24 ans, volontaire originaire de Villemomble, est encore un peu déboussolé par son expérience du para-judo. « Tu es dans le noir complet et tu dois prendre tous tes repères sur l’autre personne, ce qui oblige à une bonne visualisation de l’espace » confesse l’étudiant en kinésithérapie, admiratif des performances des athlètes handisport.

Le jeune homme a pu assister avec ses ami·e·s au sprint de Timothée Adolphe, vice-champion du monde non-voyant du 100 mètres en athlétisme. Guidé grâce à un élastique par son accompagnateur, le « guépard blanc » a traversé comme un éclair le gymnase de l’université Gustave-Eiffel de Champs-sur-Marne. « Le parasport reste assez méconnu en France, former les volontaires à ces activités et communiquer permettra d’augmenter leur visibilité » souffle-t-il. « J’espère que les JOP permettront de sensibiliser les gens à l’accessibilité des espaces publics, c’est très important pour nous ».

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Un diplôme d’aptitude à l’accueil de personnes handicapées

Après les animations sportives, les volontaires ont été salué·e·s par Emmanuel Constant, vice-président chargé de l’éducation et des JOP. Romain, volontaire noiséen et étudiant en électronique s’est vu offrir le livre « Réussir, la détermination de Timothée Adolphe » pour ses bons résultats sur la piste. « L’ambiance est super bonne avec les participants et j’ai été impressionné par la simplicité des athlètes présents : Nadia Salhi, championne paralympique de natation en 1984, la judokate Laurie Billeret… » déclare-t-il.

Comme les 150 contributeur·rice·s présent·e·s, le jeune homme s’est vu remettre une attestation d’aptitude à l’accueil des personnes en situation de handicap, qui vient s’additionner au certificat PSC1 (premiers secours) obtenu il y a quelques mois. « Avec cette formation, on rajoute une ligne sur notre CV et c’est toujours bon pour notre avenir » ajoute son ami Traoré, résident à Aulnay-sous-Bois, réjoui par la mixité et la fluidité des échanges au sein du groupe.

Comme Traoré, Romain, Thomas et les autres rêvent d’être sélectionnés pour participer à des missions lors des Jeux. « Je leur conseillerais de multiplier les actions de bénévolat au sein de clubs sportifs » suggère Benjamin Jérémiasz, directeur de l’entreprise de l’ESS Handiamo et coordinateur des animations avec l’association Comme les autres. Un conseil que les volontaires devraient suivre à la lettre, tous·te·s persuadés·e·s, à l’instar de Charles que « vivre les Jeux olympiques de l’intérieur, c’est une occasion en or qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie ! ».

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Crédit-photo : Bruno Levy

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