Mady Sow, Mady Seine-Saint-Denis

Mady Sow, Mady Seine-Saint-Denis
Badminton
  • A 16 ans, ce joueur de badminton de haut niveau s’apprête à participer à partir du 31 octobre aux Jeux olympiques de la Jeunesse à Dakar.
  • Désormais àSaint-Maur, Mady a fait toute sa formation en Seine-Saint-Denis : Gagny, Noisy-le-Grand puis Aulnay.
  • A Dakar, il espère vivre une belle fête, lui qui est d’origine sénégalaise par son père.

Mady Sow sous les couleurs du CBAB Aulnay.

A Dakar, aux Jeux olympiques de la jeunesse, Mady Sow sera le seul athlète représentant de la Seine-Saint-Denis. Cette compétition réunissant 2 700 athlètes âgés de 14 à 17 ans a lieu comme les Jeux olympiques tous les 4 ans et aura lieu cette année au Sénégal, soit la première fois qu’un événement olympique se déroule en Afrique.

Et dans la délégation française de 69 jeunes athlètes, Mady Sow est attendu comme un potentiel espoir de médaille. Le jeune homme de 16 ans, licencié désormais à la VGA Saint-Maur mais qui a effectué toutes ses gammes dans des clubs de Seine-Saint-Denis (Gagny, Noisy-le-Grand puis Aulnay), a tout pour devenir un futur crack de la discipline.

Toucher de volant, qualités physiques, allonge et relâchement, ce grand gaucher, déjà double champion d’Europe U17 et U19, a en effet de sacrés atouts, mûris et peaufinés dans le 93, que Mady n’a pas oublié, loin de là. « J’ai apprécié ma formation au sein des différents clubs de Seine-Saint-Denis, rembobine le jeune homme de passage dans la maison familiale à Gagny. J’y ai fait des rencontres marquantes : Nicolas Séjournant, mon tout premier coach à Gagny, qui m’a vraiment donné confiance et Marinne Nadjar, une amie que je me suis fait là-bas pour la vie. C’est grâce à elle que je suis passé à Noisy-le-Grand où j’ai rencontré Frédéric Haye, qui m’a beaucoup aidé lui aussi. A Aulnay, Frédéric Le Calvez et Valentin Garié ont été importants aussi, surtout pendant le Covid, une période pas facile », poursuit Mady qui aura passé 7 ans au total au chez les Ducks d’Aulnay.

« Rigoureux mais souriant »

Mady Sow, avec le maillot du Club Badminton Aulnay-sous-Bois, 3e en partant de la gauche.

Là-bas aussi, on garde de très bons souvenirs de Mady qui alternait alors les déplacements entre le club et le CREPS de Châtenay-Malabry. « C’a toujours été quelqu’un de rigoureux dans son entraînement et en même temps très souriant, très relâché. On est vraiment ravis qu’il ait atteint ce niveau de performance. », se remémore Yannick Senjean, le président du Club Badminton Aulnay-sous-Bois, qui a tenu à renforcer l’aspect formateur de cette structure, labellisée « club avenir » par la fédération. Et si Mady a quitté le CBAB en 2025, c’est d’un commun accord, parce que « le club n’avaient ni l’encadrement ni les sparring-partners suffisants pour l’accompagner vers le très haut niveau, d’où la VGA Saint-Maur », abonde encore Yannick Senjean.

Mais comment, à l’époque de Mbappé, Wembanyama ou Antoine Dupont, prend-on le chemin du badminton ? « C’est simple : on l’a mis au badminton parce qu’à 4 ans et demi, il avait joué avec nous en vacances et déjà pigé les services-relances. On a alors cherché un club à proximité de la maison qui le prendrait avant ses 6 ans et coup de chance, c’a été le cas à Gagny où nous habitons depuis 2011», se souvient son père Mouamar, à ses côtés durant l’interview.

Celui qui s’entraîne encore au Pôle France de Talence, où il alterne entre cours de terminale STAPS et entraînements, n’a en tout cas pas l’intention de brûler les étapes. Alors que se profilent les Internationaux de France de la discipline – d’ailleurs organisés dans le 93, à Tremblay-en-France – lui se fait une joie de disputer les Jeux olympiques de la Jeunesse, qui plus est au Sénégal, le pays de son père.

« Ca me fait vraiment plaisir de jouer devant la famille. Mes parents vont faire le voyage, et il y aura aussi des cousins, oncles et tantes de mon père. Le Sénégal, je n’y suis allé qu’une fois, en 2019, parce qu’habituellement j’ai des compétitions pendant les vacances scolaires, mais c’est vraiment une motivation supplémentaire ! », se réjouit le jeune homme qui tapera ses premiers volants le 1er novembre, dans la Dakar Arena de Diamniadio.

Christophe Lehousse

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