L’eau dans la ville

Concilier l’eau et la ville par une intégration au parti d’architecture et de paysage.

 La gestion à l’amont

L’objectif prioritaire du Département depuis 30 ans est de lutter contre les inondations causées par les débordements du réseau en assurant à terme une protection décennale sur l’ensemble de son réseau. Pour cela, le Département augmente la capacité de transport et de régulation de son réseau d’assainissement.
A l’échelle de la ville pour les opérations d’aménagements, cette lutte se traduit par une prescription de limitation du débit (10L/s/ha le plus souvent) de rejet des eaux pluviales au réseau d’assainissement. En Seine-Saint-Denis, et cela depuis quasiment 20 ans, cette exigence se traduit par deux préconisations complémentaires :
des dispositifs de stockage sur les opérations d’aménagement qui doivent être intégrés aux espaces urbains, à ciel ouvert et multifonctionnels (square inondable, parking inondable, …) dans un souci de pérennité.
une diminution de l’imperméabilisation et du ruissellement des surfaces urbanisées afin de minimiser les volumes d’eaux rejetés au réseau et donc à stocker à la parcelle.

JPEG - 106.2 ko

 De la maîtrise du ruissellement à la valorisation urbaine

Le Département, héritier d’un territoire où l’eau a partout laissé son empreinte, a donc engagé de nombreuses actions visant à rétablir un cycle de l’eau plus naturel, et rendre une image positive à l’eau. L’eau dans la ville est présente sous de nombreuses formes : l’eau potable, l’eau des rivières et des nappes, l’eau de pluie, l’eau usée…
Ainsi, l’atout urbanistique des dispositifs de gestion à l’amont en font des solutions particulièrement adaptées au territoire départemental. Ils intègrent l’eau à la ville et lui redonnent une place. Le Département souhaite rendre l’eau pluviale visible, compatible avec un cadre urbain et lui rendre une valeur esthétique, ludique ou apaisante. L’eau dans la ville permet de préserver, ou recréer, la présence de la nature en ville, avec des paysages complets, plus ou moins transformés en fonction de la pluie.
L’objectif est d’intégrer l’eau dans la vie des habitants, et leur faire prendre conscience qu’elle peut être bénéfique leur qualité de vie. De plus, rendre l’eau temporairement « visible » sensibilise le public au cycle de l’eau. Ainsi la mise en place de ces techniques dans les collèges, intéresse particulièrement la communauté scolaire.

JPEG - 102.8 ko

 Une nouvelle ressource : l’eau de pluie

L’approche du Département sur cette question se veut globale. Ainsi, l’opportunité de réutiliser l’eau de pluie doit être étudiée parallèlement à une réflexion sur la diminution des consommations. Cette réutilisation doit être pensée à l’échelle de l’opération d’aménagement et non, seulement à l’échelle d’un bâtiment restreint à ces usages intérieurs.
Par exemple, il est étudié lors de la conception des espaces urbains la possibilité de créer des cheminements de l’eau de pluie permettant l’arrosage « naturel » des espaces verts, la création de zones humides ou la mise en valeur paysagère. Cette même approche nous amène, à l’échelle de la parcelle, à envisager la déconnexion au réseau d’assainissement des descentes d’eaux pluviales des toitures afin d’irriguer naturellement les parcelles et par là même limiter et ralentir le ruissellement.

JPEG - 106 ko

 Ville bioclimatique

Les réflexions menées sur la réutilisation des eaux pluviales à l’échelle des opérations d’aménagements et le contexte actuel de lutte contre le réchauffement climatique amènent à réfléchir sur le rôle des espaces verts et de l’eau dans la ville afin de permettre une atténuation ou une adaptation aux phénomènes d’îlots de chaleur urbains.
L’action conjuguée de l’eau et des espaces verts permet d’une part de réduire l’inertie thermique des espaces urbains et d’autre part d’augmenter leur capacité à renvoyer l’énergie solaire plutôt qu’à l’accumuler. Enfin l’évapotranspiration des végétaux correctement irrigués, permet un rafraichissement de l’air. Dans cette perspective, au regard de cette nouvelle ressource qu’est l’eau de pluie, il est envisageable de créer de véritables îlots de fraîcheur, consommateurs d’eau mais « naturellement » irrigués.
Il convient donc d’étudier à l’amont des projets la possibilité de faire coïncider maîtrise du ruissellement et création d’îlots de fraicheur intégrés au parti d’architecture et de paysage.

JPEG - 101.3 ko
À LIRE AUSSI

Un protocole pour un plan de mobilisation pour les transports en Île-de-France

Ce protocole qui scelle la construction du Grand Paris Express comprend aussi un plan d’amélioration, d’entretien et d’extension du réseau existant.


Le très haut débit en Seine-Saint-Denis

L’État, le Conseil général et Orange ont signé une convention pour le déploiement du très haut débit en Seine-Saint-Denis.


Conférence départementale sur le climat et l’énergie

Pas moins de 115 acteurs locaux se sont réunis, le 8 décembre, lors de la Conférence départementale sur le climat et l’énergie. Cette journée a permis de retracer l’histoire de l’élaboration du Plan Climat Énergie.


Le risque inondation en Seine-Saint-Denis

Assumer le risque inondation en Seine-Saint-Denis est un enjeu majeur pour le développement du Département.


Escale d’eau

A découvrir : Un lieu et des actions spécifiques pour refaire une place à l’eau en Seine-Saint-Denis.

0 | 5 | 10

À LA UNE
Dans  Eau & Assainissement

Êtes-vous raccordé au réseau départemental ?

Pour vous adresser au bon interlocuteur, vérifiez si votre propriété est raccordée au réseau départemental.


En cas d’inondation : Que faire ?

Le relief relativement plat de la Seine-Saint-Denis l’expose aux inondations. Les orages violents restent le principal risque...


Le service public départemental d’assainissement

Les services du Département travaillent à lutter contre les inondations et la pollution.


L’eau et la Seine-Saint-Denis

Historiquement, l’eau en Seine-Saint-Denis a joué un rôle dans le développement et l’urbanisation du territoire.


Gestes utiles

Pour préserver l’environnement et la qualité de l’eau au quotidien


Égouts et bassins de rétention

Au total, le réseau d’égout départemental représente 700 km, soit l’équivalent de de la distance Paris-Marseille.

0 | 10