Le Red Star, qualifié pour les play-offs, peut encore rêver à la Ligue 1
- Samedi, les Verts et Blancs ont conclu leur magnifique saison de L2 par un nul 1-1 à domicile contre Montpellier.
- Un résultat suffisant pour leur permettre de préserver leur 4e place au classement, synonyme de barrages d'accession à la Ligue 1.
- Mardi prochain, les hommes de Grégory Poirier auront donc l’avantage de recevoir le 5e de L2, Rodez, avant éventuellement d’aller défier Saint-Etienne, 3e.
« Fierté », c’est le mot qui revenait le plus souvent dans la bouche des joueurs du Red Star après ce dernier match de la saison régulière de Ligue 2, terminée à une superbe 4e place. Certes, il y avait le pincement au cœur de cette victoire que les Verts et Blancs ont laissé s’échapper dans les derniers minutes contre Montpellier (1-1), mais dès le coup de sifflet final, les Audoniens s’étaient déjà remobilisés vers d’autres objectifs.
Leur 4e place leur donne en effet l’opportunité de disputer les play-offs d’accession à la Ligue 1, un Graal après lequel le Red Star court maintenant depuis 51 ans. La dernière fois que les « Redstarmen » ont évolué à ce niveau, ses héros s’appelaient en effet Roger Magnusson ou Nestor Combin.
51 ans sans voir la Ligue 1
Alors certes, l’épopée pour rejoindre ces sphères relève du parcours du combattant – un premier match de barrage contre le 5e de L2, Rodez, mardi, avant une éventuelle confrontation à Saint-Etienne puis un match aller-retour contre le 16e de Ligue 1 – mais impossible n’est pas séquanodionysien.
« Mardi contre Rodez, ce sera une opposition de styles : eux mettent beaucoup de courses et d’intensité, quand nous on a beaucoup de maturité sur l’aspect technique et tactique. Il faudra surtout gérer la fatigue du match de ce soir », se projetait déjà Grégory Poirier avant de replonger dans le scénario du soir, dont il devrait aussi tirer quelques enseignements.
Soit une première période presque à sens unique, où le Red Star se sera créé l’écrasante majorité des occasions : un Kevin Cabral en jambes rattrapé in extremis par la défense montpelliéraine (8e et 39e), une louche de Durand dans la surface pour la tête hors cadre de Magnin (11e). A cette pluie d’actions, les visiteurs, venus en Ile-de-France sans rien d’autre à jouer qu’une sortie réussie de leur ancien meneur Téji Savanier, n’avaient à opposer qu’une incursion de Nicolas Pays dans la surface. Assez logiquement, les locaux prenaient donc l’avantage par Cabral, qui profitait d’une remise intelligente de Jovany Ikanga, l’enfant du club (1-0, 43e).
Un avantage que le Red Star aurait dû creuser après la pause. Mais comme le soulignait leur coach après le match, les Audoniens manquaient alors de réalisme : Damien Durand s’appliquait presque trop sur sa frappe enroulée (48e), Benali, entré en jeu, trouvait l’équerre sur une frappe inspirée (74e). Au fil des minutes, la dynamique s’inversait, Montpellier prenait confiance, s’appuyant notamment sur des entrants (notamment Nathanaël Mbuku) plus percutants que ceux du Red Star. Et après plusieurs avertissements sans frais, Bradley Danger, mis sous pression, allait entendre parler du Pays, du nom de ce jeune Montpelliérain qui interceptait sa passe vers son gardien Gaëtan Poussin pour marquer dans le but vide (1-1, 88e).
Rendez-vous contre Rodez, mardi
Pas grave, l’essentiel était quand même préservé, à savoir la 4e place au classement du Red Star, grâce à une meilleure différence de buts par rapport au Rodez, victorieux lui dans le même temps sur le terrain d’Annecy (2-1).
L’amertume de l’égalisation montpelliéraine était donc vite effacée par cette satisfaction de qualification pour les play-offs, fêtée en chansons par 4500 spectateurs. « La saison est magnifique, mais elle n’est pas finie », résumait Ryad Hachem, capitaine du Red Star déjà concentré sur l’enjeu de mardi. Avec cette question : Ryad Hachem et Kevin Cabral seront-ils les successeurs de Magnusson et Combin ?
Christophe Lehousse