Donner la parole aux femmes : 3 questions à Alice Casagrande
- Alice Casagrande dirige depuis octobre 2025 l’Observatoire départemental des violences envers les femmes.
- Auparavant secrétaire générale de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), elle nous parle des prochains objectifs de l'Observatoire.
Que pensiez-vous de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes avant d’en prendre la direction ?
J’avais une grande admiration pour cet Observatoire, l’impression d’un espace très créatif. Il y a ici une émulation, des partenariats qui donnent envie de faire ensemble des choses nouvelles. C’est ce qui m’a attirée avec bien sûr l’objectif de sécurité pour les femmes et les enfants.
Quels nouveaux objectifs fixez- vous à l’Observatoire ?
Celui de créer une instance de participation directe des femmes à la politique publique. Le Département a clairement investi cette dimension de la participation citoyenne. Nous avons à apprendre de ce que les femmes ont vécu dans les commissariats, les hôpitaux, les tribunaux. L’Observatoire serait la première instance du genre à fonctionner ainsi. On veut l’installer d’ici la fin 2026 en invitant les femmes via les partenaires, les circonscriptions de service social, les associations…
L’Observatoire a noué de nombreux partenariats. En envisagez-vous de nouveaux ?
Dans le cadre de son Schéma autonomie, le Département a inscrit une action spécifique en direction des femmes en situation de handicap et desfemmes avancées en âge victimes de violences. Nous renforçons le partenariat avec la MDPH pour un questionnement systématique des personnes en situation de handicap à propos des violences. Nous voulons resserrer les partenariats dans les domaines de la santé et du médico-social, car sur la question des violences on ne pense pas forcément aux femmes âgées, pourtant les premières concernées par les féminicides, ni aux femmes handicapées, particulièrement vulnérables.