Au théâtre Louis-Aragon, Massimo Fusco propose avec Corps sonores une expérience à mi-chemin entre la danse, l’écoute et le massage. Une immersion sensible à découvrir le 4 avril.
Un spectacle ? Oui, mais aussi bien plus que cela. Avec Corps sonores, Massimo Fusco brouille les cadres habituels de la représentation. Ici, on ne s’assoit pas face à une scène, on regarde même à peine. On s’installe dans de larges coussins-galets moelleux à souhait, on enfile un casque et on laisse son corps se faire traverser par des sons, des paroles, des lumières et des gestes.
Associé cette saison au Théâtre Louis Aragon, Massimo Fusco a imaginé cette proposition comme un moment entièrement dédié au corps, au lendemain du confinement. Quand l’épidémie nous a privé de toucher et du contact physique, lui veut au contraire nous reconnecter, à soi et aux autres.
Une expérience de relâchement
Dans Corps sonores, le corps s’écoute, par l’intermédiaire de paroles recueillies dans des centres médico-sociaux. Le corps se ressent d’une façon toute nouvelle, grâce aux mains expertes de ce danseur formé au massage chinois Tui Na (non obligatoire). Le corps enfin se voit, avec des pas inspirés de la pizzica, une danse populaire du sud de l’Italie.
Les trois approches ne sont pas dissociées. Elles se prolongent les unes les autres, le tout dans une scénographie baignée de nappes sonores issues de la nature et d’ondes lumineuses. Avec un objectif : la relaxation, le lâcher-prise. Un moment profondément intime et hors du temps, pour ralentir et ressentir.
Un « périple hypnotique, à la frontière entre art et soin »
Informations pratiques :
Corps Sonores de Massimo Fusco, Compagnie Corps Magnétiques
Le 4 avril à 14 h, 15 h 30 et 17 h.
Au Théâtre Louis Aragon, Esplanade des Droits de l’Homme, Tremblay-en-France, 01 49 63 70 58, www.theatrelouisaragon.fr
À partir de 13 ans
De 8 à 19 euros.
Photo Smarin – Royaumont