« Mes romans parlent du rapport inégal entre êtres humains », 3 questions à Natacha Appanah
- Cette autrice, récompensée du Prix Goncourt des Lycéens pour son dernier roman "La nuit au cœur," est invitée le 1 avril par le festival littéraire Hors Limites.
- Elle rencontrera ses lecteur-rices à Aubervilliers, Noisy-le-Sec et Bobigny.
- Interview.
Vous avez été invitée par le festival Hors Limites à un parcours littéraire à travers la Seine-Saint-Denis. Que connaissiez-vous jusqu’ici de la Seine-Saint-Denis ?
J’ai des ami-es et de la famille qui vivent en Seine-Saint-Denis. Aussi bien à Montreuil qu’à Aulnay-sous- Bois. Quand j’étais enfant, mon oncle qui habitait alors à Aubervilliers nous envoyait des lettres où il nous racontait quelques bribes de sa vie dans une tour. J’ai compris plus tard qu’il brodait une vie imaginaire pour nous, et ça
me faisait penser à la tour de Babylone.
Vos romans tournent autour des conséquences de la colonisation ou des violences faites aux femmes. Diriez- vous qu’une des fonctions de l’écriture, c’est de dénoncer mais aussi d’apaiser?
J’ai écrit douze livres et ils sont, je l’espère, d’inspirations larges et diverses. Principalement des fictions. J’aime à penser que mes romans parlent du rapport inégal entre êtres humains, de la manière dont ces derniers trouvent une place et un sens à leur condition.
Pourquoi avoir invité l’autrice Lucie-Anne Belgy à vous rejoindre dans ce parcours littéraire?
C’est simple: j’ai beaucoup aimé Il pleut sur la parade, son roman. Il en va de l’amour, de la foi, des compromis, de la violence, de l’identité. Tout ça dans un premier roman!