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"Prévention des conduites à risques : Madame Pécresse doit assumer ses choix rétrogrades !"
Communiqué de presse /
vendredi, 14 octobre 2016

Pour Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, "Madame Pécresse doit assumer ses choix rétrogrades !"

Lors de la séance du Conseil régional, sa présidente V. Pécresse a cité le Département de la Seine-Saint-Denis et son président Stéphane Troussel concernant le financement de SAFE, association reconnue dans ses actions de réduction des risques liés à la consommation de drogues.

Jusqu’à aujourd’hui, SAFE était soutenue par le Conseil régional dont le désengagement met à mal leurs actions.

Le Département de la Seine-Saint-Denis s’est toujours engagé dans le soutien aux actions de prévention en créant notamment la première Mission métropolitaine des conduites à risques aujourd’hui pilotée conjointement avec la Ville de Paris, avec l’espace Tête à Tête à Rosny mais aussi en finançant les 3 Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour les Usagers de Drogues (CAARUD) du département.

Il est temps que V. Pécresse et la droite régionale arrêtent de se retrancher derrière les autres quitte à travestir la vérité et assument leurs choix politiques qui consistent à ne plus soutenir les actions de prévention des conduites à risques, en forme de gage aux thèses réactionnaires du mouvement Sens Commun.

Stéphane Troussel s’inquiète d’ailleurs de la volonté de la Région de diviser par deux son soutien aux actions menées par la Mission métropolitaine de Prévention des Conduites à Risques (MMPCR). Interpellée par courrier sur cette question, Madame Pécresse lui a bien confirmé son intention d’amputer de plus de 120 000€ la subvention régionale ce qui réduira d’autant les capacités d’action de la mission.

Presque un an après son élection, la Seine-Saint-Denis attend de Madame Pécresse des réponses de la Région sur de trop nombreux sujets structurants. Malgré les discours sur le rééquilibrage, il semble que la Seine-Saint-Denis est désormais considérée par la nouvelle majorité régionale comme une variable d’ajustement et que le rôle de correcteur des inégalités qui était jusque-là celui de la Région n’est plus à l’ordre du jour.