Actualités du CIED

Retrouvez les derniers événements du CIED en Seine-Saint-Denis.

12 février 2020

Simulation du Parlement européen : des jeunes de missions locales de la Seine-Saint-Denis se prêtent au jeu

Le 21 janvier dernier, les jeunes de missions locales du réseau Convergence 93 ont pu participé à une simulation de Parlement Européen portant sur l’interdiction de l’huile de palme.

Le centre d’information Europe Direct (CIED) du département de la Seine-Saint-Denis a proposé aux jeunes de missions locales de se mettre dans la peau d’un.e euro-député.e. Au cœur du débat de cette simulation de Parlement Européen : pour ou contre l’interdiction de l’huile de palme ?

Un véritable exercice de citoyenneté européenne, organisé par le Service Europe, en partenariat avec Convergence 93 (réseau des missions locales de la Seine Saint Denis) et les Jeunes Européens France.

Nadège Grosbois, Vice-présidente en charge de l’insertion et des financements européens, a accueilli les participants au sein du Conseil Départemental. Dans un premier temps, les jeunes ont pu tester leur connaissances générales sur l’UE, à travers des jeux animés par les membres de l’association les Jeunes Européens France, portant sur les pays, les drapeaux et les capitales européennes. Même les agents se sont prêtés au jeu !

Les Jeunes européens ont également présenté les institutions européennes, leur fonctionnement ainsi que les thématiques traitées par ces dernières.

L’après-midi, les participants ont été répartis dans les différents groupes politiques. Ils ont ainsi pu débattre sur les directives actuelles concernant l’huile de palme, et faire des propositions.

Les jeunes Euro-Député.e.s ont pu suggérer leur propositions d’amendement, et tenter de trouver des alliances entre groupes politiques. La journée s’est conclue par la séance plénière, moment pendant lequel les propositions ont été présentées et validées lors du vote de la résolution.

Conquis ?
Selon une enquête de satisfaction réalisée auprès des participants, cet exercice semble les avoir conquis.
L’ensemble des participants ont jugé avoir acquis des connaissances sur l’Europe et le fonctionnement du Parlement et ont été satisfait d’avoir participé a cet événement. De plus, 68 % pense avoir gagné en confiance après cette journée.Enfin, 81 % des participants souhaiteraient participer à d’autres évènements sur la thématique de l’Europe. leur souhait a bien été entendu par l’équipe du CIED !

Un grand merci aux participants, à Convergence 93 et aux membres des Jeunes européens pour cette journée !


2 décembre 2019

"L’Europe à la barre" : un procès théâtralisé à l’Université Paris 8

Le 28 novembre dernier, le Département de Seine-Saint-Deniset son Centre d’Information Europe Direct (CIED) ont organisé une représentation théâtrale à l’Université Paris 8 pour débattre de l’Europe et les enjeux qui l’entourent avec les étudiant.e.s.

L’Europe à la barre" est une pièce de théâtre qui propose, à travers un procès fictif, un débat autour de l’Europe, ses enjeux et interrogations actuels auxquels font face les États membres et les citoyens européens. Elle a également pour ambition de mettre en lumière les réussites et manquements de l’UE.

La troupe "Les têtes de l’art" fait intervenir de vrais témoins qu’ils soient experts européens, élus, juriste,ou acteurs de la société civile, qui doivent répondre aux questions d’un avocat (défenseur de l’Europe) et d’un procureur (qui la met en accusation).

Parmi les témoins appelés à la barre, devant un public d’étudiants de Paris 8, se trouvaient Pierre-Arnaud Pagès, chef du service Europe au sein du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et le Directeur de l’Institut des Etudes Européennes de Paris 8, Michel Mangenot.


8 novembre 2019

L’Europe en Seine-Saint-Denis, c’est du concret !

Vendredi 8 novembre, à l’occasion des 30 ans de la chute du mur de Berlin, le Département a souhaité rendre l’Europe plus palpable pour ses citoyen·ne·s. En rappelant par exemple l’importance du Fonds social européen dans les actions autour de l’emploi sur le territoire. Visite guidée sur les traces de cette « Europe au coin de la rue… »

Mme Berrahma esquisse un sourire apaisé. « Je viens de retrouver un emploi comme agente à la ville de Paris. Je suis soulagée. Quand je suis arrivée en France en 2017 avec ma fille, je ne connaissais pas grand monde. Le PIE de Tremblay m’a énormément aidée ».
PIE pour Projet Insertion Emploi : ces structures municipales sont pensées pour accompagner les personnes au RSA (Revenu de Solidarité Active) et donc souvent dans une situation précaire. « Avec elles, nous travaillons à lever leurs freins vers l’emploi, qui sont parfois liés à l’accès à l’emploi, mais aussi au logement, à la santé ou encore à la garde des enfants », détaille Laetitia Bobucki, responsable du PIE de Tremblay.

En 2018, cette structure composée de 6 professionnels peut se prévaloir d’un taux de 11 % de « retour vers l’emploi », dont 37 % vers un emploi durable (CDD de plus de 6 mois ou CDI).
Des suivis qui se font grâce à des fonds municipaux, départementaux, mais aussi européens. Au nom de la solidarité, l’Union européenne intervient en effet de façon importante dans les territoires présentant des difficultés économiques et sociales. « Entre 2014 et 2020, le Fonds social européen a versé 39,7 millions d’euros à la Seine-Saint-Denis et 950 000 euros au titre de l’Initiative Emploi jeunes (à destination de jeunes ne se trouvant ni en études, ni en emploi, ni en formation) », rappelait ainsi Baudoin Baudru, chef de la représentation de la Commission européenne en France.

Visage tangible de l’Europe

Invités en Seine-Saint-Denis à l’initiative du département, ce représentant européen et la secrétaire d’État chargée des affaires européennes Amélie de Montchalin ont ainsi assisté à des tables rondes le matin avant de visiter trois structures partiellement financées par des subsides européens : l’Institut européen de recherche et de formation, qui propose notamment des stages professionnels à l’étranger pour des jeunes demandeurs d’emploi du territoire, les Compagnons du Devoir à Pantin, et donc le PIE de Tremblay…
Et si l’action de l’Europe en Seine-Saint-Denis est cruciale concernant les politiques d’emploi, elle ne se limite pas qu’à cela : le dispositif ACTE en direction de collégiens temporairement exclus ou les subventions à des associations faisant la promotion de la mobilité européenne comme Parcours le Monde à Pantin sont d’autres exemples. « Trop souvent, l’Union européenne manque de représentations concrètes. Là, de tels dispositifs lui donnent un visage tangible. Nous espérons donc que ces politiques volontaristes se poursuivent. La région Ile-de-France dans son ensemble est peut-être la plus riche de France, mais elle est aussi marquée par les plus grandes inégalités. Il faut prendre en compte cette spécificité de la Seine-Saint-Denis », expliquait ainsi le président du département Stéphane Troussel.
A l’heure où le Fonds Social Européen doit en effet devenir FSE+ et diversifier ses actions, les acteurs du département redoutent en effet une baisse des co-financements de l’Union européenne. Fixée jusqu’ici à un plancher de 44 %, la participation européenne pourrait en effet passer à 40 % sur le prochain plan européen, couvrant la période de 2021 à 2027.
« La région peut paraître riche mais si on zoome, on s’aperçoit que tout n’est pas homogène. Certains territoires ont des caractéristiques et donc besoin qu’on s’adapte à ces caractéristiques. », a elle aussi plaidé la secrétaire d’État Amélie de Montchalin.

Sur-mesure

Autres besoins formulés par les participants à cette journée : le souhait d’une plus grande simplification administrative. « Je passe énormément de temps dans la paperasse, à justifier des choses qui sont d’une aberration totale. Ca nous fait perdre de l’énergie et ça crée parfois un déficit de trésorerie. A l’heure actuelle, on a ainsi dû avancer la moitié de notre budget parce que la subvention européenne qui nous revient n’a pas encore été perçue », expliquait Stéphanie Poinsot, directrice de C2DI 93. Présent dans le département depuis 2001, cet organisme, basé à Aulnay-sous-Bois et depuis octobre dernier à Rosny-sous-Bois, met en relation des entreprises ayant des besoins sur des postes peu ou pas qualifiés avec des personnes en grande précarité, en recherche d’emploi. Pour des débouchés assez probants : près de la moitié des personnes suivies (350 à l’année) se retrouvent ainsi en CDD de plus de 6 mois ou CDI.
« Ce que j’ai vu aujourd’hui est une fois de plus la démonstration qu’il faut faire du sur-mesure pour que ça marche », concluait de son côté Baudoin Baudru avant de repartir à Bruxelles. Et toute la Seine-Saint-Denis espère ainsi que le sur-mesure dure…


25 janvier 2019

Futurs programmes FSE+ et Droits, valeurs et citoyenneté : le Parlement européen veut de l’ambition

Le Parlement européen a pris position cette semaine sur deux volets thématiques du futur Cadre financier pluriannuel 2021-2027 présentés l’été dernier par la Commission, le Fonds social européen + (FSE+) et le programme « Droits et valeurs ». Dans les deux cas, les députés européens ont proposé une augmentation substantielle des budgets prévus ainsi qu’un certain nombre d’ajouts et de précisions sur les contours et les priorités de ces programmes. Ces votes ne sont qu’une première étape, et visent à « verrouiller » une position du Parlement avant le début des négociations avec le Conseil des Ministres. Cependant, du fait des élections européennes et du renouvellement de mai prochain, les négociations ne devraient aboutir qu’en fin d’année.

Mardi 16 janvier, le Parlement a ainsi majoritairement soutenu l’augmentation du financement de la dernière mouture du volet social de la politique européenne de cohésion, FSE+ dans le budget à long terme de l’UE 2021-2027. L’augmentation est d’environ 19% par rapport à la proposition de la Commission européenne (soit environ 106,8 milliards d’euros contre 89,6 milliards d’euros en prix 2018, dont 105,7 milliards seront gérés conjointement par l’UE et les Etats membres).

Au-delà de l’augmentation de l’enveloppe, les députés ont aussi souhaité renforcer le fléchage de certains montants vers des actions jugées prioritaires : ainsi, au minimum 27% des fonds gérés conjointement devront se concentrer vers l’inclusion sociale notamment pour cibler en priorité les personnes les plus vulnérables (3% au moins devront être concentrées sur les personnes en situation d’extrême pauvreté).

L’autre grande priorité des députés est la jeunesse, avec un minimum de 15% du budget partagé destiné à l’employabilité des jeunes et au moins 5% à l’égalité des chances pour les enfants menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale.

Les questions sociales et de santé relevant principalement des États membres, la partie gérée exclusivement par la Commission n’est dotée que de 1,1 milliard d’euros en prix 2018, à partager entre l’emploi et l’innovation sociales (à noter le soutien à la mobilité professionnelle, à la micro-finance et aux micro-entreprises) et la stratégie européenne de santé publique.

Le Parlement a aussi clairement précisé que les moyens du FSE+ dans les Etats membres devaient se décliner « aux niveaux national, régional et local ».

Un programme « Droits et valeurs » au périmètre étendu

Au cours d’un vote intervenu le lendemain, les députés se sont là aussi prononcés en faveur d’une position de négociation allant dans le sens d’un accroissement sensible du budget du nouveau programme « Droits et valeurs » proposé par la Commission pour regrouper notamment les programmes liés aux droits, à l’égalité, à la citoyenneté et aux violences.

Alors que la Commission s’était contentée de maintenir le niveau de financement de ces programmes par apport à la programmation précédente, le Parlement souhaite les doter de moyens autrement importants, le budget proposé s’élevant à 1,627 milliard d’euros pour 2021-2027 contre 641 millions proposés par la Commission.

Cette augmentation budgétaire est la conséquence de l’extension du périmètre, qui se traduit par un changement de nom, le programme devenant « Citoyens, égalité, droits et valeurs ».

En effet, si la proposition de la Commission comportait trois volets « Egalité et droits », « Engagement et participation des citoyens » et « Daphné » (lutte contre les violences), le Parlement y ajoute un volet « Valeurs de l’Union », destiné à la protection et renforcement de la démocratie et de l’état de droit au niveau local, régional, national et transnational, et doté de près de 50% de l’enveloppe totale proposée.

Le reste de l’enveloppe est partagée avec environ un quart pour l’égalité et Daphné et un quart pour la citoyenneté.

Par ailleurs, il faut souligner la volonté du Parlement d’introduire une obligation d’allouer la majorité des fonds à des organisations de la société civile, et en priorité à des organisations locales et régionales.

Le Parlement tranche en faveur de la conditionnalité

En parallèle à ces programmes budgétaires, le Parlement s’est aussi exprimé au cours de cette session plénière en faveur de la proposition de la Commission de conditionner le versement des fonds européens au respect des valeurs communes et des principes de l’Etats de droit par les Etats membres.

Cette mesure, qui permet de renforcer les possibilités de sanction envers les dérives autoritaires de certains Etats membres (notamment la Hongrie et la Pologne), fait débat, entre autres parce qu’elle pourrait pénaliser des collectivités locales qui ne sont pas nécessairement favorables au gouvernement et sont de fait des contre-pouvoirs importants.

En dépit de divisions au sein de plusieurs groupes politiques, notamment au PPE, le Parlement est resté cohérent avec la ligne adoptée majoritairement au cours des derniers mois, et avec sa proposition d‘ajouter un volet « Valeurs de l’Union » fortement doté dans le programme « Droits et valeurs ».


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