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Communiqué de presse - Bobigny, le 2 décembre 2019Le Département de Seine-Saint-Denis s’engage auprès de l’association « Vers Paris sans SIDA »

Le Département de Seine-Saint-Denis a annoncé dimanche 1er décembre à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA un partenariat avec l’association « Vers Paris sans SIDA ». Véritable laboratoire d’innovation, reconnu pour ses résultats à Paris, l’association aidera à renforcer les actions de lutte contre le VIH en Seine-Saint-Denis, deuxième département de France métropolitaine le plus touché par l’épidémie (derrière Paris).

Avec plus de 8 000 habitants vivant avec le VIH et 300 à 400 nouveaux diagnostics positifs chaque année, la Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée par le virus. Afin de renforcer son action le Département a donc décidé de devenir membre de l’association « Vers Paris sans SIDA », dont elle participera également au financement. Créée en 2016 et principalement financée par la Ville de Paris, l’association a déjà mené de nombreuses actions innovantes au sein de la capitale, où le nombre de nouveaux diagnostics de séropositivité a baissé de 16% entre 2015 et 2018.

Un rapprochement avec « Vers Paris sans SIDA » rendu d’autant plus évident par la grande mobilité entre Paris et la Seine-Saint-Denis des publics les plus touchés par le VIH, au premier rang desquels les personnes migrantes (principalement d’Afrique subsaharienne), les femmes en situation de prostitution rencontrées de part et d’autre du périphérique et les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes.

Plusieurs leviers d’action envisagés

4 axes d’intervention majeurs pourraient être renforcés en Seine-Saint-Denis avec l’aide de « Vers Paris sans SIDA ».

  • La prévention, avec la diffusion plus large de la PreP, médicament pris avant des rapports potentiellement à risque afin de ne pas contracter le SIDA. Point clé des bons résultats de Paris en matière de lutte contre le SIDA la PreP existe déjà depuis 2018 dans les centres de dépistage du Département mais pourrait être davantage déployée auprès des médecins généralistes. Leur relai serait essentiel pour mieux intervenir auprès des populations migrantes notamment, davantage habituées des CMS (centres médico-sociaux) que des centres de dépistage dédiés. Le Département se tient prêt à appuyer la création d’un réseau de médecins mobilisés dans la démarche, notamment au travers de formations.
  • Le dépistage. « Vers Paris sans sida » pourrait se joindre au travail mené actuellement par le Département de Seine-Saint-Denis avec la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance maladie) pour faire réaliser dans des pharmacies des TROD (tests en 30 minutes). De même, la mise en place à Paris de dépistages VIH gratuits dans les laboratoires en lien avec la CPAM est une piste particulièrement intéressante.
  • L’information avec une mutualisation des outils de communication, notamment ceux en direction des communautés de la diaspora africaine, qui sont très qualitatifs du côté parisien
  • Un travail d’étude pour connaître plus finement les populations qui se déplacent d’un territoire à l’autre et notamment autour du périphérique en vue d’améliorer les actions menées.

Un renfort de la politique menée par le Département

Le rapprochement avec « Vers Paris sans SIDA » va donc permettre de renforcer les actions du Département de Seine-Saint-Denis, engagé de longue date dans la lutte contre le VIH. Le Département dispose ainsi déjà d’un CeGidd (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic), installé à Bobigny et avec des antennes à Aulnay-sous-Bois, Le Raincy-Montfermeil, Montreuil et Saint-Denis Pleyel. Un réseau d’acteurs qui est essentiel aux missions de prévention et de dépistage, et qui mène aussi chaque année près de 30 interventions hors les murs à la rencontre directe des populations potentiellement victimes.

Le Département soutient également plusieurs associations de lutte contre le VIH (AIDES, Ikambéré, Afrique Avenir, Bamesso et ses amis) pour lesquelles il a alloué pas moins de 136 000 euros de subventions en 2018.

A partir du 1er décembre, le Département de Seine-Saint-Denis a également lancé une campagne de prévention auprès du grand public avec de l’affichage mais aussi la distribution de plus de 50 000 kits de sensibilisation réunissant à la fois un préservatif et un dépliant d’information.

« Parce que nous sommes le deuxième département de France métropolitaine le plus touché par le VIH, nous avons le devoir d’être en pointe dans la lutte contre ce virus. C’est le sens de notre rapprochement avec « Vers Paris sans SIDA », qui nous aidera à déployer des actions innovantes, que ce soit en matière de dépistage ou de prévention, avec notamment une diffusion plus large de la PreP. » Stéphane Troussel, Président du Département de la Seine-Saint-Denis.

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