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Parcours d’Education aux Regards

Le dispositif a pour spécificité d’interpeller la diversité des cultures numériques contemporaines et de provoquer la rencontre avec des champs artistiques variés.

Les parcours ont vocation à interroger toutes les formes d’images, sous l’angle exigeant de la création. Il s’agit d’offrir aux collégien.ne.s les moyens de s’approprier les images pour mieux les appréhender, de questionner la forme du langage « non verbale » qu’elles proposent et la notion d’intentionnalité qu’elles supposent.

Les projets d’Education aux Regards 2020-2021, destinés à 4 classes de collèges, s’inscrivent dans le cadre du Projet Image initié par le Département.

L’Île des Possibles

La structure culturelle partenaire : Périphérie et Citoyenneté Jeunesse
L’établissement : Collège Albert Sisley - L’île Saint-Denis

Le projet :

Deux artistes, la plasticienne Caroline Desnoettes et la cinéaste documentariste Béatrice Plumet proposent un double parcours qui croise leurs deux approches plastiques.

Béatrice Plumet, vidéo et documentaire
La structure culturelle partenaire : Périphérie
Alors qu’un collège temporaire est aménagé dans des bâtiments préfabriqués, juste en face du collège en chantier, dans cette période de mutation que traverse l’île Saint-Denis, l’atelier de cinéma documentaire questionnera la permanence et la transformation. Ces questionnements sont au cœur des films déjà réalisés par la cinéaste. Travailler cet antagonisme que ce soit au travers des recherches formelles et plastiques sur le rapport à la fixité, l’immobilité, le mouvement dans le paysage, mais aussi au travers des contenus « documentaire » recueil de paroles, de photographies ou de documents d’archives.
L’établissement est situé près du parc départemental, à l’extrême Nord de l’île Saint-Denis. Les berges sur lesquelles il se trouve représentent un patrimoine culturel et visuel passionnant, lié à l’histoire des Impressionnistes, dont celle d’Alfred Sisley qui a donné son nom au collège. Les séances d’atelier vont permettre d’explorer la permanence du paysage, à la lecture des tableaux du grand peintre.

Caroline Desnoette, arts plastiques et installation sensorielle
La structure culturelle partenaire : Citoyenneté Jeunesse

L’artiste proposera aux jeunes de se transformer en explorateurs de l’Ile, à travers le temps et l’espace, en vue collecter cette mémoire et ces traces. En arpentant l’Ile, questionnant et collectant, la classe de 6e sera amenée à percevoir à l’occasion de plusieurs balades urbaines, une dimension nouvelle de son territoire. Il s’agira d’une exploration par les cinq sens. Les rencontres, perceptions et sensations des jeunes seront documentées (photo, dessins, sons, constitution d’herbiers…) évoquant le passé de l’Ile (entre nature et industrie) et son histoire future avec les JOP 2024 et l’implantation d’un écoquartier fluviale où ville et nature ne seraient pas en concurrence.
Cette collecte créative sera mise en valeur dans un cabinet de curiosité situé dans le collège ou la ville. Ce cabinet de curiosité nommé "l’initial de sens" (anagramme de l’Ile-Saint-Denis) entreposera un mélange hétéroclite de traces comprenant : les objets naturels et artificiels récoltés par les élèves, des minéraux, végétaux, les rendus des explorations sonores effectuées sur l’ILE – autant de témoignages, de traces initiales sur lesquels viendront s’inscrire les transformations à venir de l’ILE.

Fragments du futur

La structure culturelle partenaire : Les structures culturelles partenaires : Citoyenneté Jeunesse, Cinémas 93, Périphérie, Côté Court
L’établissement : Collège Pierre de Ronsard, Tremblay-en-France

Le projet :

En 1995, le photographe Luc Choquer avait entamé l’ambitieux projet de portraiturer une partie de la jeunesse française d’ici la fin du XXe siècle. Fragments du futur a rassemblé des portraits de jeunes gens de la France entière, dont un petit nombre de Seine-Saint-Denis (visible ici).

La série des 29 portraits photographiques couleur et les portraits parlés vidéographiques, appartenant à la collection départementale d’art contemporain, témoignent de ce moment clef où l’on s’efforce de faire coïncider des mouvements parfois contraires : l’exploration de son désir, l’adaptation à un contexte social, la projection d’une identité autonomisée… Comment les collégien·ne·s d’aujourd’hui regardent leurs « aïeux » ? Leurs problématiques sont-elles si différentes ? Comment les collégien·ne·s d’aujourd’hui veulent-ils se faire représenter et reconnaître ?
Ce sont ces questions que des artistes et intervenant·e·s artistiques adresseront à des collégien·ne·s dans le cadre de projets croisés d’éducation aux regards destinés à deux classes du collège Pierre de Ronsard à Tremblay.

Sophie Triniac, Portraits vidéo

Sophie Triniac proposera aux élèves un travail de « portraits croisés » mêlant portrait et autoportrait vidéo. Ces « portraits croisés » reliés composeront un documentaire, portrait collectif de la classe. Ce sera un élément, individuel et collectif, de réponse à la question « qu’est-ce qu’être adolescent·e aujourd’hui en 2020 ». À travers cet atelier de création, il est question pour Sophie Triniac d’aider les jeunes à travailler les questions d’expression et d’affirmation de soi.

Ana Maria Gomes, Roman-photo

Ce que Ana Maria Gomes trouve particulièrement intéressant dans l’œuvre de Luc Choquer, est sa volonté de dresser un portrait sociologique d’une génération à une époque et à un endroit donné. Alors qu’il a mené cette entreprise il y a 25 ans par le moyen de la photographie et de la vidéo, elle propose de tenter l’expérience en explorant et en détournant un roman-photo des années 70 avec des adolescent·e·s.
Il sera ainsi question de mener diverses expérimentations autour du texte (langage, histoire, dialogues), de la photographie (pose, cadrage, portrait, expression corporelle) et de leur articulation pour construire une narration (en évoquant le cinéma et la bande-dessinée).
Cette étude donnera lieu à des interventions plastiques et narratives sur les planches d’un roman-photo déjà existant ainsi que la co-réalisation d’un roman-photo, ou au moins de planches-test compte tenu du temps imparti. L’idée étant de remettre en question les codes du genre de manière pertinente pour en donner une vision singulière, qui reflète au mieux les préoccupations et la pensée des jeunes personnes qui s’en empareront.
Cette expérience sera ainsi l’occasion pour ces adolescent·e·s de découvrir un genre narratif souvent méconnu d’eux, de s’exprimer


mis à jour le 29 avril 2021

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