24 juin 2022Un point sur l’épisode exceptionnel de pollution sur la marne

La Marne a connu ces 10 derniers jours un épisode de pollution exceptionnel qui a mobilisé quotidiennement les équipes de la Direction de l’Eau et de l’Assainissement (DEA). La situation semble maintenant maîtrisée.

Le 13 juin dernier, la Direction de l’Eau et de l’Assainissement (DEA) est contactée par l’usine du SEDIF de Neuilly-sur-Marne, gérée par Veolia, qui produit 269 000 m³ d’eau potable par jour en moyenne et alimente 1,68 million d’habitant·e·s.

Elle relève une concentration élevée d’hydrocarbures aux abords de ses pompes en Marne. L’équipe du Bureau de la Qualité de l’Eau (BQE) se rend immédiatement sur place, quai de la rive charmante à Noisy-Le-Grand. Sur place, elle découvre un très important dispositif de pompiers et constate un rejet rougeâtre et des irisations en surface de la Marne, à la sortie d’un important collecteur d’eau pluviale géré par le Département.

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Sans attendre, les agents de la DEA mobilisés renforcent significativement le dispositif placé en urgence par les pompiers, à l’aide de barrages flottants et matériels absorbants pour limiter la propagation de la pollution. En milieu d’après-midi, l’usine des eaux peut reprendre progressivement son pompage en rivière, pour être péniblement opérationnelle en milieu de nuit et avec un renforcement du traitement.

Les pompiers, aidés du Laboratoire central de la Préfecture de Police, font plusieurs relevés qui concluent à un risque explosif maximal à quelques endroits du réseau départemental, un peu plus haut sur Noisy-Le-Grand. Craignant pour les riverain·e·s, ils maintiennent une surveillance jusqu’au lendemain matin, avant de lever leur dispositif.

Les hydrocarbures ont été apportés par le collecteur départemental, ramifié de plusieurs dizaines d’antennes gérées par Grand Paris Grand Est. Mais les risques d’intoxication, d’explosion mais surtout la profondeur inhabituellement élevée du réseau rendent extrêmement difficile la recherche de la source, malgré les renforts des pompiers.

Les premières investigations ont permis d’écarter une partie de la ville mais la zone de recherche aux alentours du quartier Mont d’Est reste très importante. Les arrivées d’hydrocarbures en Marne sont décroissants mais continuels tout au long de la semaine, obligeant les agents de la DEA à renouveler quotidiennement le dispositif, majoritairement de façon manuelle dans des conditions fastidieuses, mais aussi avec l’aide de plusieurs camions de pompages spécialisés.

A la veille d’un week-end orageux (18-19 juin), la DEA renforce son dispositif d’interception, organise une surveillance régulière durant le week-end et une astreinte exceptionnelle de plusieurs agents volontaires pour faire face en cas de besoin.

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Les quantités d’hydrocarbures encore dans le réseau sont entrainées par les orages de dimanche matin et de la nuit suivante et passent sous les barrages. Dimanche matin et surtout lundi matin, l’eau de la Marne dépasse les seuils acceptables pour maintenir le pompage de l’usine d’eau potable, contrainte de stopper. La situation est critique car les autres usines qui peuvent prendre le relai subissent aussi des fermetures ou des avaries. La Préfecture est également en alerte pour anticiper la coupure d’eau et le risque explosif. Les agents du Département sont immédiatement dépêchés pour remplacer et repositionner ses matériels ; les efforts successifs portent leurs fruits et le pompage de l’eau par Veolia reprend à chaque fois à temps. Les orages ont accentué le désordre mais ont heureusement aussi rafraîchi l’air étouffant des jours précédents, réduisant suffisamment la consommation des Franciliens.

Dix jours après le début de cette pollution, la situation semble enfin bien maîtrisée. La DEA a fait appel à des plongeurs pour inspecter les derniers mètres du collecteur avant la Marne. Ils ont identifié la zone où les hydrocarbures rejetés progressivement toute la semaine et très violemment lors des orages étaient bloqués.

Si l’origine de la pollution n’est pas identifiée, il est acquis qu’elle est constituée de plusieurs centaines de litres de fuel domestique ou de gazole non roulant, expliquant sa couleur rouge très prononcée. En collaboration avec les agent·z
e·s de grand Paris Grand Est, les agent·e·s de la DEA poursuivent ces recherches auprès des chantiers, des immeubles ayant changé de mode de chauffage, ou sur un éventuel accident.

Une plainte est ouverte auprès du Procureur.


mis à jour le 27 juin 2022

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