Stéphane Troussel, Christian Favier, Marie-Christine Cavecchi et Patrick Septiers demandent de vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant toute décision sur la poursuite du projet du CDG Express.

le 6 février 2019

L’amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d’un train express.

Après un nouveau simulacre de concertation qui n’a consisté qu’en la tenue de 2 ou 3 réunions durant les quinze derniers jours, et sans que tou.te.s les élu.e.s concerné.e.s n’aient été reçu.e.s, la ministre des Transports vient de confirmer ce que nous savions déjà : le maintien de la construction du CDG Express. Les élu.e.s, associations et usager.e.s, conscient.e.s de la portée et de la finalité de cette "concertation", ne l’ont bien sûr pas attendue pour exprimer leurs craintes et leur avis sur ce projet depuis des mois.

Contrairement à ce qu’affirme la Ministre, les transports du quotidien ne sont pas la priorité de ce Gouvernement : les financements Etat du Contrat de Plan Etat-Région pour 2019 ne sont pas au rendez-vous et Madame Borne semble conditionner l’amélioration des conditions de transports des 900 000 usager.e.s quotidiens du RER B à la réalisation de ce transport qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usager.e.s occasionnel.le.s !

Beaucoup de questions restent en suspens :

- quels seront les investissements pour les transports du quotidien et seront-ils réellement réalisés ?

- quels impacts les travaux puis l’exploitation du Charles de Gaulle Express auront sur la régularité du RER B pour des millions de voyageur.se.s ?

- quelles garanties pour les habitant.e.s de l’ensemble de nos territoires concernés par les travaux de la Seine-et-Marne à la porte de La Chapelle de ne pas voir leur environnement fortement impacté par le passage du train ?

- quelle est la pertinence de ce projet à l’heure du Grand Paris Express qui permettra d’améliorer cette desserte du premier aéroport français tout en répondant aux besoins de déplacements des Francilien.ne.s mais aussi à l’heure du développement des transports électriques autonomes, des routes connectées ou de bus à haut niveau de service ?

- quelle est la pertinence du modèle économique de ce projet au regard des profondes évolutions des mobilités ?

A l’heure du “grand débat national”, le gouvernement continue à rester sourd aux besoins des habitant.e.s et aux alertes des élu.e.s de terrain. Aujourd’hui, nous n’avons aucune garantie que la réalisation puis l’exploitation de ce transport privé ne perturbent ni ne dégradent davantage les conditions de transport des usager.e.s du quotidien. L’urgence, pour le gouvernement, semble en effet la signature de la concession dans les prochains jours. Mais ce n’est pas la nôtre. Sans ces garanties, nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express.


Contacts presse :
Cabinet de la présidence du département de la Seine-Saint-Denis / Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47
Conseil départemental de Seine-et-Marne / Luce MARGONTY 01 64 14 60 42 / luce.margonty@departement77.fr
et Guillaume TALLON 01 64 14 70 85 / guillaume.tallon@departement77.fr
Département du Val-de-Marne : M. Patrick HERVY / patrick.hervy@valdemarne.fr
Département Val d’Oise : Guillaume Tessier 01 34 25 35 21 / guillaume.tessier@valdoise.fr

À LIRE AUSSI

Grand Paris : les départements d’Ile-de-France font front commun contre un big bang institutionnel

Mardi 10 octobre, le président de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a dit aux côtés des présidents des 6 autres départements d’Ile-de-France sa ferme résolution de ne pas laisser la réforme du Grand Paris en approche casser l’outil opérant des Départements.

À LA UNE
Dans  Espace presse

La Seine-Saint-Denis obtient des garanties et reste mobilisée

A la suite de la publication de rapports des inspections générales qui préconisaient de revenir largement sur les héritages olympiques du dossier de candidature de Paris 2024, j’avais réaffirmé, comme l’ensemble des élus, ma volonté que la Seine-Saint-Denis ne devienne pas la variable d’ajustement et que l’ambition de la candidature que nous avons portée ne soit pas revue au risque de la dénaturer.


Les 13 départements ont précisé leur modèle de revenu de base

Les 13 départements* engagés dans la démarche expérimentale autour du revenu de base, en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, ont dévoilé mercredi 6 juin 2018, lors d’un colloque public à Bordeaux, les résultats des simulations économiques et du questionnaire citoyen pour leur projet d’expérimentation.


"Contrat" entre la Seine-Saint-Denis et l’État : il est urgent de mettre fin à un jacobinisme aveugle, absurde et ravageur

La dernière loi de finances impose aux collectivités territoriales la signature d’un « contrat » avec l’État avant le 30 juin sous peine d’une réduction de leurs dotations futures.


La BEI soutient le « Plan Ambition Collèges » du Département de la Seine-Saint-Denis

Pour la première fois dans son histoire, la Banque Europe d’Investissement s’engage dans un projet de financement avec le Département de la Seine-Saint-Denis. Ce projet d’envergure - à hauteur de 240 millions d’euros - est axé sur la rénovation et la modernisation de 22 collèges du Département, ainsi que sur la mise en œuvre de 14 opérations de transition énergétique visant à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments. Par ce projet, qui montre l’engagement du Département pour la rénovation énergétique et les pratiques écologiques de manière générale, on veut également montrer la capacité de l’Europe à aider des projets concrets, capables d’améliorer le quotidien des citoyens, à commencer par les plus jeunes.


Développer les transports en Seine-Saint-Denis, c’est urgent

Nous sommes plus d’une soixantaine d’élu.e.s de Seine-Saint-Denis, de toutes les couleurs politiques, à signer une lettre destinée au président de la République pour le développement des transports sur notre territoire. Nous ne demandons pas l’aumône ; l’État doit seulement tenir ses engagements. Car développer les transports en Seine-Saint-Denis, c’est répondre à une triple urgence sociale, économique et environnementale, mais c’est aussi préparer l’avenir et concourir au développement de l’attractivité territoriale.


Semaine du développement durable : la Seine-Saint-Denis engagée

A l’occasion de la semaine du développement durable, avec Belaïde Bedreddine, vice-président en charge de l’Écologie urbaine, nous avons souhaité mettre en exergue plusieurs politiques menées par le Département à destination de ses agent-e-s, mais aussi plus largement à destination de tou-te-s les habitant-e-s de la Seine-Saint-Denis.




0 | ... | 50 | 60 | 70 | 80 | 90 | 100 | 110 | 120 | 130 | ... | 410