Stéphane Troussel, Christian Favier, Marie-Christine Cavecchi et Patrick Septiers demandent de vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant toute décision sur la poursuite du projet du CDG Express.

L’amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d’un train express.

Après un nouveau simulacre de concertation qui n’a consisté qu’en la tenue de 2 ou 3 réunions durant les quinze derniers jours, et sans que tou.te.s les élu.e.s concerné.e.s n’aient été reçu.e.s, la ministre des Transports vient de confirmer ce que nous savions déjà : le maintien de la construction du CDG Express. Les élu.e.s, associations et usager.e.s, conscient.e.s de la portée et de la finalité de cette "concertation", ne l’ont bien sûr pas attendue pour exprimer leurs craintes et leur avis sur ce projet depuis des mois.

Contrairement à ce qu’affirme la Ministre, les transports du quotidien ne sont pas la priorité de ce Gouvernement : les financements Etat du Contrat de Plan Etat-Région pour 2019 ne sont pas au rendez-vous et Madame Borne semble conditionner l’amélioration des conditions de transports des 900 000 usager.e.s quotidiens du RER B à la réalisation de ce transport qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usager.e.s occasionnel.le.s !

Beaucoup de questions restent en suspens :

- quels seront les investissements pour les transports du quotidien et seront-ils réellement réalisés ?

- quels impacts les travaux puis l’exploitation du Charles de Gaulle Express auront sur la régularité du RER B pour des millions de voyageur.se.s ?

- quelles garanties pour les habitant.e.s de l’ensemble de nos territoires concernés par les travaux de la Seine-et-Marne à la porte de La Chapelle de ne pas voir leur environnement fortement impacté par le passage du train ?

- quelle est la pertinence de ce projet à l’heure du Grand Paris Express qui permettra d’améliorer cette desserte du premier aéroport français tout en répondant aux besoins de déplacements des Francilien.ne.s mais aussi à l’heure du développement des transports électriques autonomes, des routes connectées ou de bus à haut niveau de service ?

- quelle est la pertinence du modèle économique de ce projet au regard des profondes évolutions des mobilités ?

A l’heure du “grand débat national”, le gouvernement continue à rester sourd aux besoins des habitant.e.s et aux alertes des élu.e.s de terrain. Aujourd’hui, nous n’avons aucune garantie que la réalisation puis l’exploitation de ce transport privé ne perturbent ni ne dégradent davantage les conditions de transport des usager.e.s du quotidien. L’urgence, pour le gouvernement, semble en effet la signature de la concession dans les prochains jours. Mais ce n’est pas la nôtre. Sans ces garanties, nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express.


Contacts presse :
Cabinet de la présidence du département de la Seine-Saint-Denis / Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47
Conseil départemental de Seine-et-Marne / Luce MARGONTY 01 64 14 60 42 / luce.margonty@departement77.fr
et Guillaume TALLON 01 64 14 70 85 / guillaume.tallon@departement77.fr
Département du Val-de-Marne : M. Patrick HERVY / patrick.hervy@valdemarne.fr
Département Val d’Oise : Guillaume Tessier 01 34 25 35 21 / guillaume.tessier@valdoise.fr

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