Seine-Saint-Denis sans sida : Le Département s’engage !

le 20 juin 2017

L’épidémiologiste France Lert a rendu mardi 20 juin 2017 son rapport « La Seine-Saint-Denis, un Département engagé pour la fin du sida en 2030 » à Stéphane Troussel, président du Conseil départemental, et Pierre Laporte, vice-président en charge de la santé, en présence de professionnels et d’associations ayant participé au rapport comme AIDES ainsi que de SOS homophobie, du GLUP et du Centre LGBT.

La Seine-Saint-Denis est le deuxième département de France métropolitaine le plus touché par l’épidémie de sida après Paris. Afin d’élaborer une nouvelle stratégie de lutte contre le sida, avec pour objectif la fin des transmissions de la maladie en 2030, Stéphane Troussel a fait appel à France Lert, spécialiste de la question.

Plusieurs axes sont développés dans le rapport afin d’atteindre cet objectif :
Mobiliser les professionnels de la Seine-Saint-Denis sur la question du dépistage et informer les habitants à ce sujet. Le dépistage est en effet la clé de la mise en place d’un traitement permettant d’empêcher de nouvelles contaminations ;

Aller vers les publics qui ont le plus de risques de contamination, pour prévenir ce risque et proposer un dépistage ciblé ;

Lutter contre toutes les formes de discriminations et pour l’accès aux droits, afin que chacune et chacun puisse être dépisté-e et se voir proposer un traitement, préventif ou non, selon la nécessité.

Les associations LGBTI avaient répondu à l’invitation de Stéphane Troussel, qui souhaite renforcer les liens du Conseil départemental avec elles, pour poser les bases d’un travail commun sur la lutte contre l’homophobie et le droit des LGBTI à vivre leur orientation sexuelle librement.

Stéphane Troussel : « La lutte contre le sida nous oblige aussi à ouvrir les yeux et à engager des politiques de lutte contre les discriminations du quotidien. Parce que la lutte contre l’homophobie et pour les droits des LGBTI n’est pas suffisamment abordée en Seine-Saint-Denis, nous devons aussi lever les tabous. Ce matin, le Département de la Seine-Saint-Denis s’engage ainsi dans ce combat. »

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À LA UNE
Dans  Espace presse

Stéphane Troussel, Christian Favier, Marie-Christine Cavecchi et Patrick Septiers demandent de vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant toute décision sur la poursuite du projet du CDG Express.

L’amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d’un train express. Or, la ministre des transports semble conditionner l’amélioration des conditions de transports des 900 000 usager.e.s quotidiens du RER B à la réalisation de ce transport qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usager.e.s occasionnel.le.s. Si des garanties ne nous sont pas apportées concernant les transports du quotidien, nous le disons : nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express.


Le "grand débat national" arrive en banlieue : Empêcher l’"opération de com", mettre le pied dans la porte

Ce soir, Emmanuel Macron réunissait des élu.e.s de banlieue pour leur parler « grand débat national » dans l’Essonne. De ce déplacement du président en banlieue, nous n’attendons à vrai dire pas grand-chose, et nous craignons que cette « opération de reconquête » soit plus à destination des chaînes d’information que des habitant.e.s. De la mobilisation des élu.e.s et acteur.rice.s de terrain, nous attendons bien plus. Mettons le pied dans la porte entrouverte par le gouvernement, pour aborder les vrais sujets qui intéressent les Français.es : justice sociale, égalité territoriale et redistribution des richesses.


Le Seine-Saint-Denis se mobilise pour la Semaine Olympique et Paralympique à l’école

Inscrite de façon pérenne au programme, de l’Éducation nationale, organisée en lien avec le Comité d’organisation des Jeux (COJO) et le mouvement sportif, la Semaine Olympique et Paralympique est proposée chaque année dans toutes les écoles, établissements scolaires et établissements d’enseignement supérieur, pour tous les âges de la maternelle à l’université. Pour cette 3e édition, le Département de Seine-Saint-Denis et ses partenaires s’illustreront encore une fois par leur dynamisme et leur engagement.


Application du Logement d’Abord en Seine-Saint-Denis : l’innovation nécessite des moyens et de la cohérence de la part de l’Etat !

Alors que le 24ème rapport de la Fondation Abbé Pierre rappelle les inégalités révoltantes parmi la population française en matière de logement, la question d’un logement abordable pour toutes et pour tous n’a jamais paru aussi urgente.


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Débat à l’Assemblée nationale sur le revenu de base : Stéphane Troussel présent pour défendre l’expérimentation

L’Assemblée nationale débattra le 31 janvier prochain d’une proposition de loi d’expérimentation du revenu de base.


Les deux grands oubliés de la stratégie de protection de l’enfance du gouvernement : les moyens et les mineurs étrangers non accompagnés

Ce lundi, le gouvernement a annoncé par la voix du secrétaire d’État fraîchement nommé sa stratégie pour la protection de l’enfance, promise de longue date et repoussée régulièrement. Les axes évoqués dans cette stratégie sont certes louables, pleins de bonnes intentions, mais ils occultent largement la question des moyens et oublient les mineur.e.s non-accompagné.e.s. Nous ne pouvons plus nous contenter de bonnes intentions et de belles paroles, pour protéger les enfants, tous les enfants, il faut aussi des moyens.


Nomination d’Adrien Taquet, secrétaire d’état en charge de la protection de l’enfance - « Monsieur le ministre, il n’y a pas de temps à perdre, je vous invite en Seine Saint Denis pour prendre la mesure de votre nouveau job. »

Après des mois de tergiversations, des alertes de l’ensemble des acteurs.rices de la protection de l’enfance et de la justice, un secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance a enfin été nommé. Il est temps que l’État s’engage et donne les moyens aux collectivités de mettre en œuvre la Loi de 2016 qui instaure le projet de l’enfant. Il est temps aussi qu’il s’appuie sur les acteurs.rices locaux.ales très engagé.e.s, et sorte de l’immobilisme technocratique dans lequel il est plongé. La protection de l’enfance doit être une grande cause nationale.



Drame de Saint-Denis : il y a urgence à faire de la lutte contre l’habitat insalubre une grande cause nationale

Le 24 décembre au soir, le mal-logement et l’insalubrité ont a nouveau frappé notre département avec l’incendie d’un appartement d’un immeuble situé au 77 avenue Wilson à Saint-Denis. Mes pensées vont au 13 personnes blessées, aux services de secours qui ont agit avec célérité et efficacité, mais aussi aux élu.e.s et services municipaux qui luttent sans relâche contre ce fléau que constitue le logement insalubre. Pour que cette litanie mortifère s’arrête enfin, la lutte contre l’habitat indigne et l’accès pour toutes et tous à un logement décent doivent être déclarées « grandes causes nationales » par le gouvernement, afin que des objectifs de résorption soient fixés et des moyens d’actions déployés.

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