Remise des diplômes aux assistantes maternelles

Intervention de Stéphane Troussel Président du Conseil général le samedi 23 mars lors de la remise des diplôme aux assistances maternelles.

Mesdames les assistantes maternelles,
Mesdames et Messieurs,
Chers enfants,

C’est un très grand plaisir que de vous retrouver toutes et tous en ce début de week-end, pour cette occasion désormais annuelle de remise des diplômes. Cette année, nous avons le plaisir d’accueillir celles d’entre vous qui avez terminé votre formation obligatoire en 2011.

Pour nous, élus du Conseil général, cette cérémonie constitue un moment privilégié pour vous rencontrer, un moment privilégié pour vous manifester notre soutien et notre confiance, pour vous dire combien votre contribution à la vie des familles, à la liberté et à la sérénité des parents de Seine-Saint-Denis est essentielle dans le cadre de nos politiques publiques de la petite enfance. Je dois dire, par ailleurs, que j’éprouve un plaisir tout particulier à être avec vous ce matin, car c’est ma première cérémonie de remise des attestations de formations aux assistantes maternelles en tant que Président du Conseil général.

Dans cette nouvelle fonction qui est la mienne depuis septembre dernier, je mesure encore davantage ce dont mes expériences comme élu municipal à la petite enfance, mais comme conseiller général aux côtés de Claude Bartolone, m’avaient déjà instruit : dans notre département à la population si jeune, les parents, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, qu’ils soient aisés ou issus des milieux populaires, qu’ils habitent Clichy-sous-Bois, La Courneuve, Saint-Denis ou Villemomble, ont besoin de se rendre à leur travail sans inquiétude pour leur enfant. Ils ont besoin d’avoir le cœur aussi léger que possible, pour concilier les exigences de la vie privée et de la vie professionnelle. Votre mission est d’autant plus essentielle que le nombre de places d’accueil n’est clairement pas suffisant en Ile-de-France, et en particulier en Seine-Saint-Denis, malgré l’investissement et l’engagement de vos Villes, du Conseil général, et de la CAF.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a fait de l’accueil de la petite enfance une priorité nationale, nous ne pouvons que souscrire à cet objectif, et contribuer à sa réalisation.

Mesdames les assistantes maternelles,
Nous avons coutume de dire que la Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre, mais aussi le plus jeune de France.
Trop souvent, on réduit notre département au premier de ces deux traits. Pour ma part, par amour pour ce département, par optimisme politique et par fierté d’y vivre depuis toujours, je préfère mettre en avant la jeunesse plutôt que la pauvreté. Je préfère mettre en avant notre richesse, notre diversité, notre espoir, nos tout-petits qui sont notre avenir.

Depuis 2008 la petite enfance est et n’a cessé d’être une priorité pour la majorité départementale.
Pendant cinq ans, nous avons considérablement augmenté le nombre de places d’accueil dans le département, qu’il s’agisse de l’accueil collectif ou de l’accueil individuel.

Nous avons travaillé avec tous les partenaires qui font l’accueil de la petite enfance en Seine-Saint-Denis, à commencer par la Caisse d’Allocations Familiales, dont je tiens à nouveau à saluer la présence ce matin, et les Villes du département. Pas plus tard que mercredi dernier, j’étais aux côtés du Maire du Pré Saint Gervais, Gérard Cosme, pour inaugurer dans sa ville une Maison des Assistantes Maternelles.

Comme je le disais ce soir là, beaucoup reste à faire, c’est vrai, mais il faut dire aussi que nous sommes partis de loin. Il faut rappeler notre formidable natalité, celle qui nous vaut d’avoir en moyenne 90 000 enfants de moins de 3 ans dans notre population. Il faut rappeler aussi que les jeunes couples sont de plus en plus nombreux à venir habiter en Seine-Saint-Denis, attirés par le dynamisme et la diversité de ce territoire.

Sans vous, nous n’arriverions pas à faire face à ce dynamisme démographique, à ces nouvelles arrivées. Nous ne pourrions rien faire sans votre précieux travail, sans les 6245 assistantes maternelles du département, sans votre effort et votre dévouement dans ce métier. Sans votre engagement, notre volonté politique serait peu de chose, car au final, c’est à vous qu’il revient d’assumer la belle, mais aussi la plus lourde des responsabilités, d’accompagner les tout-petits dans leur éveil à la vie.
Au travers de son service de PMI, le Conseil général vous accompagne lorsque vous décidez de devenir des assistantes maternelles dans ce département. Nos professionnels de la PMI vous transmettent des savoir-faire, mais aussi des valeurs, ils vous introduisent dans cette galaxie foisonnante qu’est l’accueil de la petite enfance. Aujourd’hui, près de 425 d’entre vous terminez votre formation obligatoire et recevez votre diplôme. Je tiens à vous en féliciter sincèrement.

Au-delà de votre diplôme, je voudrais que vous ayez le sentiment, en quittant ces lieux, que votre travail est reconnu à sa juste valeur par vos élus départementaux.
Aujourd’hui que nous avons considérablement augmenté le nombre de places d’accueil dans le département, que nous varions les modes d’accueil, il me semble que la priorité est devenue de mieux vous connaître, pour pouvoir mieux vous accompagner dans votre quotidien.

Je le sais bien, les assistantes maternelles peuvent parfois avoir le sentiment que leur métier n’est pas apprécié à sa juste valeur. Je sais que beaucoup d’entre vous, comme récompense de votre bon travail, n’attendrez que le respect et la reconnaissance :

  • le respect pour une profession qui reste cachée, discrète socialement, parce que beaucoup d’assistantes maternelles travaillent à domicile et n’ont pas souvent l’occasion de se réunir ; le respect aussi pour une profession difficile, et où la rémunération est souvent un enjeu compliqué avec les parents.
  • le respect disais-je, mais aussi la reconnaissance, parce que pour s’occuper de tout-petits, il faut non seulement des compétences, mais un caractère fort, un sens profond des responsabilités. Nourrir un enfant, le consoler, le calmer, changer ses couches, parler à ses parents et les rassurer, ce ne sont pas là des gestes simples ou évidents.
    Ces deux attentes peuvent amener, chez certaines d’entre vous, à une interrogation : quelle est la place des assistantes maternelles dans la société d’aujourd’hui ?

Pour moi, la réponse est claire : cette place est essentielle.

L’an dernier, nous avions lancé une importante consultation des assistantes maternelles pour mieux connaître vos préoccupations, vos besoins, et vos idées. Depuis, une newsletter vous est régulièrement envoyée, qui vous aide à organiser vos journées avec les tout petits et à connaître les initiatives auxquelles vous pourriez être intéressées dans le département. Formation et information : le Conseil général veut être à vos côtés tout au long de votre parcours.

Mesdames les assistantes maternelles,
Nous avons souhaité partager un moment convivial et solennel avec vous, et puis tout simplement, nous avons voulu vous rencontrer, pour que demain nous continuions de construire ensemble l’accueil de la petite enfance en Seine-Saint-Denis.

Avant que vous n’entamiez une carrière que j’espère heureuse et longue, je veux à nouveau vous dire, Mesdames les assistantes maternelles, que le combat pour une plus grande égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, le combat pour permettre aux femmes d’aller au travail et de construire une famille en même temps, c’est aussi vous qui nous permettez de le mener.

Votre métier, à l’heure où les familles sont de plus en plus nombreuses à voir les deux parents travailler, à l’heure où les horaires de travail sont de plus en plus compliqués, est plus que jamais indispensable

Je vous souhaite une bonne fin de week-end, et vous invite maintenant à vous rapprocher des tables disposées sur la côté du hall, où vous trouverez vos attestations de formations, puis à profiter du cocktail que nous avons souhaité organiser en votre honneur.

Je vous remercie.

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