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Réforme des retraites : réaction de Stéphane Troussel

le 11 décembre 2019

Le Premier Ministre a déployé mercredi midi beaucoup d’énergie pour tenter de faire passer la pilule de la réforme des retraites, mais la réalité c’est que, contrairement à sa volonté proclamée de vouloir rassembler les Français.es, il ne cesse de les opposer. Il oppose les générations entre elles tout comme il oppose les salariés du privé et ceux du public.

Il n’y a pas besoin d’être énarque pour comprendre l’arnaque. La tentative de repousser l’application de sa réforme (si elle est si bonne, pourquoi doit-il s’engager à l’appliquer plus tard ?) ou de faire de petits cadeaux cache mal la réalité :

• Les Français.es vont devoir travailler plus longtemps : l’âge de départ à la retraite est reporté à 64 ans, contrairement à l’engagement de campagne du président de la République ;
• Leurs pensions vont baisser : si on calcule leurs retraites sur la totalité de la carrière plutôt que sur les 25 meilleures années ou sur les 6 derniers mois, le niveau des pensions va mathématiquement baisser.

Le Premier Ministre a par ailleurs continué de répéter que cette réforme est plus juste et plus équitable. Mais l’équité, soyons clair, ça n’est pas comme il l’a dit de traiter de la même manière le ministre et la caissière. L’équité c’est de traiter mieux la caissière qui a eu un métier pénible. Or, force est de constater que la question de la pénibilité est la grande absente de la réforme voulue par le gouvernement. Cela n’est pas étonnant quand on sait par exemple que le gouvernement s’est empressé dès son arrivée au pouvoir de vider de sa substance le compte personnel de prévention de la pénibilité.

Pour faire renoncer le gouvernement, il faut maintenir la pression sociale et politique et ne pas se laisser endormir.


Contact presse
Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis
Grégoire Larrieu / glarrieu@seinesaintdenis.fr / 06 35 84 13 82

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