Rapport de l’IGF sur Paris 2024 : les collectivités de Seine-Saint-Denis engagées dans le projet olympique souhaitent le maintien d’un héritage ambitieux pour les habitants et refusent un projet « au rabais »

Cela fait maintenant plus de trois ans que le Département de la Seine-Saint-Denis, les villes et les territoires concernés travaillent étroitement avec l’ensemble des parties prenantes des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Élus de Seine-Saint-Denis, nous ne sacrifierons pas à une pure logique comptable l’ambition du projet Paris 2024, qui doit permettre d’améliorer le cadre de vie et la situation sociale des habitants bien au-delà des quelques semaines des Jeux.

La mise en œuvre de ce projet se poursuit et s’accélère avec les nouvelles instances opérationnelles mises en place, le COJO et la SOLIDEO. Elle s’inscrit dans le cadre des engagements pris et partagés au moment de la candidature, conciliant le double objectif de délivrer les sites de Paris 2024 à temps et de laisser un héritage urbain, social et écologique ambitieux pour la Seine-Saint-Denis et ses habitants.

Élus de Seine-Saint-Denis, ayant pris nos responsabilités dès le départ du projet, financeurs des projets d’aménagement à hauteur de 135 millions d’euros aux côtés de l’État malgré un contexte financier difficile pour nos collectivités, sommes évidemment vigilants et attentifs à la gestion des deniers publics et à l’optimisation des projets contenus dans le dossier olympique.

Mais nous ne sacrifierons pas à une pure logique comptable l’ambition du projet Paris 2024. Nous nous sommes engagés dans cette aventure précisément parce qu’elle doit permettre d’améliorer le cadre de vie et la situation sociale des habitants, bien au-delà des quelques semaines de l’événement olympique. Remettre en cause ce principe équivaudrait à dénaturer le projet et remettre en cause nos engagements.

Nous rappelons ainsi notre fort attachement aux principaux éléments structurants du dossier de candidature :

- Le Village olympique, situé entre le quartier Pleyel à Saint-Denis, Saint Ouen et L’Île-Saint-Denis qui accueillera les 17 000 athlètes. Prenant appui sur les projets préexistants de l’écoquartier fluvial de L’île-Saint-Denis et d’Universeine, il deviendra après les Jeux un quartier mixte, inclusif et durable, largement ouvert aux habitants. Afin de leur offrir une meilleure qualité de vie, nous serons attentifs à la réalisation effective des mesures d’accompagnement prévues dans le dossier de candidature telles que l’aménagement des bords de Seine, la réalisation de la passerelle-bus reliant Saint-Denis à L’Île-Saint-Denis, l’enfouissement des lignes à haute tension, la réalisation de murs antibruit photovoltaïques, la réhabilitation du complexe sportif de L’Île des Vannes.

- Le Centre Aquatique Olympique, situé à Saint-Denis en face du Stade de France s’intègre au sein de la future ZAC de la Plaine Saulnier dans un projet urbain cohérent, apportant aux habitants des communes et d’un département fortement carencé en sites nautiques (1 élève sur deux ne sait pas nager en 6ème en Seine-Saint-Denis) un grand équipement utile et structurant qui permettra d’engager une dynamique de rattrapage en faveur du savoir-nager. Le CAO, qui est dans le cadre de la candidature le plus important équipement sportif nouveau, construit à l’occasion des Jeux, est attendu par ce territoire depuis plusieurs décennies, suite notamment à la candidature malheureuse de 2012.

- Le cluster des médias sur Dugny, le Bourget et La Courneuve constitue un héritage territorial fort et ambitieux, qui permet d’accélérer le développement et la transformation de cette partie de la Seine-Saint-Denis en confortant notamment le rôle du pôle du Bourget dans le rayonnement international de Paris, mais aussi de renforcer durablement la qualité de vie pour ses habitants. L’héritage se conjugue ainsi au pluriel avec la création d’un écoquartier exemplaire de 1 500 logements, une extension de 13 hectares et le renforcement de l’accessibilité au parc Georges-Valbon, un rétablissement des continuités urbaines entre les villes privilégiant les modes doux, et la modernisation du Parc des Expositions du Bourget et plus globalement des espaces économiques au sud de l’aéroport.

Le rapport de l’Inspection des Finances, dont nous prenons connaissance, préconise un certain nombre d’évolutions du projet olympique pour lesquelles nous sommes prêts à échanger avec le gouvernement, comme nous l’avons fait jusqu’à présent dans les cadres partenariaux organisés pour gagner puis réaliser les jeux.

Dans ces discussions à venir, notre ligne de conduite restera l’amélioration durable des conditions de vie des habitants et le respect des engagements pris avec l’Etat, l’approche globale du projet et de son héritage pour la Seine Saint Denis au-delà du seul moment de la compétition sportive.

Plus généralement, nous demandons une vision globale du projet à l’échelle régionale et nationale, y compris sur les aménagements temporaires. Car l’héritage attendu a été, pour beaucoup d’élus locaux et d’habitants, la condition de leur engagement en faveur du projet Olympique et Paralympique : la Seine-Saint-Denis ne saurait être une variable d’ajustement d’un projet diminué fortement dans son ambition et son utilité. Les Séquano-Dionysiens ne comprendraient et n’accepteraient pas ce revirement des engagements pris et cosignés avec leurs élus.

Signataires :

Bruno Beschizza, Président de l’EPT Terres d’Envol
Patrick Braouezec, Président de l’EPT Plaine Commune
Vincent Capo Canellas, Sénateur
Mohamed Gnabaly, Maire de L’Ile-Saint-Denis
Mathieu Hanotin, Conseiller départemental délégué au sport et aux grands événements
Yannick Hoppe, Maire du Bourget
Gilles Poux, Maire de La Courneuve
Laurent Russier, Maire de Saint-Denis
Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis
André Veyssière, Maire de Dugny


Contacts presse :

Mélina Cohen-Setton – melina.cohen.setton@gmail.com
Antoine Delangre-Marini – adelangremarini@seinesaintdenis.fr
Sébastien Gaspard - sebastien.gaspard@ville-lebourget.fr

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