Pour la reprise du dialogue social, PSA doit donner aux salariés des garanties solides sur leur avenir

le 28 janvier 2013

Alors qu’un mouvement social dure depuis plus de dix jours à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, je mesure l’inquiétude qui peut être celle des salariés du site quant à leur avenir, qu’ils participent ou non à la grève.

Il est évident que l’objectif poursuivi par la direction de PSA doit rester « zéro salarié à Pôle emploi ». C’était l’engagement du groupe, il doit être tenu par de véritables propositions d’emplois.

Les solutions d’emplois qui doivent être proposées, que ce soit par des reclassements internes au groupe PSA ou sur des emplois implantés à Aulnay dans le cadre de la revitalisation, ne peuvent être synonymes d’une dégradation de la situation des salariés.

Les mesures d’accompagnement mises en place par la direction de PSA dans le cadre du plan de sauvegarde pour l’emploi doivent être conséquentes et adaptées : un plan de sauvegarde au rabais ne serait pas acceptable, et les salariés d’Aulnay qui subissent la décision de fermeture du site ont raison d’être vigilants et exigeants.

La gravité des conséquences pour les familles des salariés interdit de céder à la tentation de provocations qui ne conduisent qu’à exacerber les tensions. Le droit de grève doit pouvoir s’exercer dans le respect de la loi qui à la fois le garantit et l’encadre.

Je souhaite que chacun œuvre avec sérénité, dans l’intérêt des salariés, à la reprise du dialogue social.

Stéphane TROUSSEL, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

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