Pour en finir avec le Central Park

le 2 juillet 2015

Le Département lance une concertation publique pour co-construire un projet d’avenir pour le Parc Georges-Valbon à La Courneuve

Le 1er juillet, Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental, a présenté avec Belaïde Bedreddine, Vice-président chargé de l’écologie urbaine, la concertation publique sur l’avenir du Parc Georges-Valbon en présence de membres du Collectif pour la défense et l’extension du Parc.

Clarification bienvenue de Manuel Valls sur les intentions de l’État
Stéphane Troussel a tout d’abord tenu à rendre public le courrier de réponse que lui avait adressé le Premier Ministre suite à son interpellation sur les intentions de l’État s’agissant du Parc.

Dans ce courrier, Manuel Valls apporte les trois clarifications demandées. Tout d’abord, le projet du Central Park n’est pas celui de l’État. Ensuite, la question de l’outil réglementaire (OIN ou autre) ne se posera qu’après avoir construit un projet partagé. Enfin, aucune construction dans le parc ne se fera sans l’accord des élus locaux. Cela permet donc affirmer qu’il n’y aura pas un logement construit dans le Parc Georges-Valbon. À ce jour, aucun élu n’y est favorable et ils tous préserver et mieux valoriser cet espace naturel exceptionnel.

Une concertation publique pour aboutir à un projet partagé
Si le projet Castro clivait par son ampleur et par ses choix, il posait néanmoins des questions qui sont légitimes : le lien du parc à la ville, les articulations entre tissus urbain et naturel, l’amélioration des accès, les usages que nous avons des parcs, la réponse a apporté aux besoins de logements en Seine-Saint-Denis.

Le parc n’est pas un projet figé, il a été aménagé par phases successives. Pour réfléchir a son avenir, le Département a donc souhaité lancer une grande concertation publique auprès des habitants qui débutera dès ce mois de juillet.

Cette concertation se déroulera en deux séquences distinctes. Une première séquence de juillet à septembre devra permettre de partager un diagnostic sur les usages du Parc, son accessibilité, son rapport à la ville. Dans un deuxième temps, il s’agira de proposer à tous les acteurs de cette concertation d’imaginer le Parc de demain : ces nouvelles entrées possibles, l’’introduction éventuelle d’équipements de loisirs et de culture, les manières de relier le Parc à la ville.

Le périmètre et la méthodologie de cette concertation seront discutés et décidés en associant étroitement les élus locaux, les associations, les personnalités qualifiées et, s’ils le souhaitent, les membres du Collectif pour la défense et l’extension du parc. Ce sera un travail sérieux, fouillé, dont les conclusions se dessineront d’ici la fin de l’année.

Courrier de Manuel Valls, Premier ministre

Monsieur le Président,
Vous avez souhaité me faire part de vos inquiétudes concernant l’avenir du Parc Georges-Valbon, à la suite de la publication de différents articles de presse concernant le projet dit de « Central Park à La Courneuve ». Vous le rappelez, ce projet n’est ni celui du Conseil départemental, ni celui des élus locaux. Il n’est pas davantage celui de l’État.
Votre attention pour le Parc Georges-Valbon, et pour l’aménagement de ses franges, est partagée par le gouvernement, comme nous avons eu l’occasion de le réaffirmer lors du Comité interministériel du 14 avril dernier. Nous sommes tous convaincus que ce site exceptionnel, par sa taille, son emplacement, son potentiel, sa valeur environnementale, appelle un projet d’aménagement ambitieux. Il doit pouvoir être mis en œuvre rapidement, pour tirer tout le parti de l’amélioration de sa desserte, mais surtout pour répondre aux attentes des habitants de Seine-Saint-Denis. Ce projet d’aménagement doit être exemplaire de notre ambition de construire le Grand Paris pour améliorer la vie des habitants.
C’est ce travail que l’État souhaite accomplir avec le Conseil départemental, propriétaire du Parc, et bien entendu avec les maires de l’ensemble des communes riveraines, et avec Plaine Commune. Il devra également s’appuyer sur une concertation étroite avec les habitants. Cette concertation, engagée autour du Préfet de département et en lien avec l’Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) depuis l’ atelier du Grand Paris du Logement organisé en préfecture le 9 avril, doit se poursuivre pour discuter des potentialités du site, et identifier à partir des projets urbains que portent les communes riveraines du Parc, les moyens de construire un projet d’ensemble.
Je partage les objectifs que vous identifiez pour cet aménagement : faire rentrer le Parc dans la ville, relier les différentes communes au Parc, lutter contre son enclavement, favoriser son accessibilité. Sur tous ces sujets, nous pouvons avancer ensemble. Aussi, je souhaite vous confirmer que notre objectif, dans le respect de l’enveloppe du Parc, est d’aménager en partie ses franges pour y amener davantage d’activité et du logement. Et si, en accord avec les communes, du foncier est mobilisé à l’ intérieur du Parc, ceci devra s’accompagner d’une compensation en sorte de préserver intégralement la richesse écologique.
Je souhaite que cette ambition puisse se traduire rapidement par de nouvelles avancées. C’est pourquoi j ’ai demandé que le calendrier des discussions puisse être accéléré et de disposer dès la fin juillet d’un premier bilan des orientations que nous pourrions engager, à partir de la somme des projets portés aujourd’hui par les communes. Nous devrons retenir le meilleur moyen d’en garantir la cohérence d’ensemble, car, comme vous, je crois que la question de l’outil réglementaire le plus à même de fa ire avancer ce projet ne saurait être un préalable. Ce qui est indispensable, c’ est de construire ce projet avec tous les acteurs locaux.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Manuel Valls
À LIRE AUSSI

Grand Paris : les départements d’Ile-de-France font front commun contre un big bang institutionnel

Mardi 10 octobre, le président de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a dit aux côtés des présidents des 6 autres départements d’Ile-de-France sa ferme résolution de ne pas laisser la réforme du Grand Paris en approche casser l’outil opérant des Départements.

À LA UNE
Dans  Espace presse

Stéphane Troussel, Christian Favier, Marie-Christine Cavecchi et Patrick Septiers demandent de vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant toute décision sur la poursuite du projet du CDG Express.

L’amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d’un train express. Or, la ministre des transports semble conditionner l’amélioration des conditions de transports des 900 000 usager.e.s quotidiens du RER B à la réalisation de ce transport qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usager.e.s occasionnel.le.s. Si des garanties ne nous sont pas apportées concernant les transports du quotidien, nous le disons : nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express.


Le "grand débat national" arrive en banlieue : Empêcher l’"opération de com", mettre le pied dans la porte

Ce soir, Emmanuel Macron réunissait des élu.e.s de banlieue pour leur parler « grand débat national » dans l’Essonne. De ce déplacement du président en banlieue, nous n’attendons à vrai dire pas grand-chose, et nous craignons que cette « opération de reconquête » soit plus à destination des chaînes d’information que des habitant.e.s. De la mobilisation des élu.e.s et acteur.rice.s de terrain, nous attendons bien plus. Mettons le pied dans la porte entrouverte par le gouvernement, pour aborder les vrais sujets qui intéressent les Français.es : justice sociale, égalité territoriale et redistribution des richesses.


Le Seine-Saint-Denis se mobilise pour la Semaine Olympique et Paralympique à l’école

Inscrite de façon pérenne au programme, de l’Éducation nationale, organisée en lien avec le Comité d’organisation des Jeux (COJO) et le mouvement sportif, la Semaine Olympique et Paralympique est proposée chaque année dans toutes les écoles, établissements scolaires et établissements d’enseignement supérieur, pour tous les âges de la maternelle à l’université. Pour cette 3e édition, le Département de Seine-Saint-Denis et ses partenaires s’illustreront encore une fois par leur dynamisme et leur engagement.


Application du Logement d’Abord en Seine-Saint-Denis : l’innovation nécessite des moyens et de la cohérence de la part de l’Etat !

Alors que le 24ème rapport de la Fondation Abbé Pierre rappelle les inégalités révoltantes parmi la population française en matière de logement, la question d’un logement abordable pour toutes et pour tous n’a jamais paru aussi urgente.


Fabrique des Jeux en Seine-Saint-Denis : lancement de l’Atelier des Villes en présence de Stéphane Troussel et de Tony Estanguet

La Fabrique des Jeux a tenu hier son premier Atelier des Villes, réunissant toutes les communes de Seine-Saint-Denis. Ce projet avait été proposé à l’occasion du lancement de la Fabrique, le 13 juin dernier, pour engager l’ensemble des territoires du département dans la dynamique des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.


Débat à l’Assemblée nationale sur le revenu de base : Stéphane Troussel présent pour défendre l’expérimentation

L’Assemblée nationale débattra le 31 janvier prochain d’une proposition de loi d’expérimentation du revenu de base.


Les deux grands oubliés de la stratégie de protection de l’enfance du gouvernement : les moyens et les mineurs étrangers non accompagnés

Ce lundi, le gouvernement a annoncé par la voix du secrétaire d’État fraîchement nommé sa stratégie pour la protection de l’enfance, promise de longue date et repoussée régulièrement. Les axes évoqués dans cette stratégie sont certes louables, pleins de bonnes intentions, mais ils occultent largement la question des moyens et oublient les mineur.e.s non-accompagné.e.s. Nous ne pouvons plus nous contenter de bonnes intentions et de belles paroles, pour protéger les enfants, tous les enfants, il faut aussi des moyens.


Nomination d’Adrien Taquet, secrétaire d’état en charge de la protection de l’enfance - « Monsieur le ministre, il n’y a pas de temps à perdre, je vous invite en Seine Saint Denis pour prendre la mesure de votre nouveau job. »

Après des mois de tergiversations, des alertes de l’ensemble des acteurs.rices de la protection de l’enfance et de la justice, un secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance a enfin été nommé. Il est temps que l’État s’engage et donne les moyens aux collectivités de mettre en œuvre la Loi de 2016 qui instaure le projet de l’enfant. Il est temps aussi qu’il s’appuie sur les acteurs.rices locaux.ales très engagé.e.s, et sorte de l’immobilisme technocratique dans lequel il est plongé. La protection de l’enfance doit être une grande cause nationale.



Drame de Saint-Denis : il y a urgence à faire de la lutte contre l’habitat insalubre une grande cause nationale

Le 24 décembre au soir, le mal-logement et l’insalubrité ont a nouveau frappé notre département avec l’incendie d’un appartement d’un immeuble situé au 77 avenue Wilson à Saint-Denis. Mes pensées vont au 13 personnes blessées, aux services de secours qui ont agit avec célérité et efficacité, mais aussi aux élu.e.s et services municipaux qui luttent sans relâche contre ce fléau que constitue le logement insalubre. Pour que cette litanie mortifère s’arrête enfin, la lutte contre l’habitat indigne et l’accès pour toutes et tous à un logement décent doivent être déclarées « grandes causes nationales » par le gouvernement, afin que des objectifs de résorption soient fixés et des moyens d’actions déployés.

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 390