Pour en finir avec le Central Park

Le Département lance une concertation publique pour co-construire un projet d’avenir pour le Parc Georges-Valbon à La Courneuve

Le 1er juillet, Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental, a présenté avec Belaïde Bedreddine, Vice-président chargé de l’écologie urbaine, la concertation publique sur l’avenir du Parc Georges-Valbon en présence de membres du Collectif pour la défense et l’extension du Parc.

Clarification bienvenue de Manuel Valls sur les intentions de l’État
Stéphane Troussel a tout d’abord tenu à rendre public le courrier de réponse que lui avait adressé le Premier Ministre suite à son interpellation sur les intentions de l’État s’agissant du Parc.

Dans ce courrier, Manuel Valls apporte les trois clarifications demandées. Tout d’abord, le projet du Central Park n’est pas celui de l’État. Ensuite, la question de l’outil réglementaire (OIN ou autre) ne se posera qu’après avoir construit un projet partagé. Enfin, aucune construction dans le parc ne se fera sans l’accord des élus locaux. Cela permet donc affirmer qu’il n’y aura pas un logement construit dans le Parc Georges-Valbon. À ce jour, aucun élu n’y est favorable et ils tous préserver et mieux valoriser cet espace naturel exceptionnel.

Une concertation publique pour aboutir à un projet partagé
Si le projet Castro clivait par son ampleur et par ses choix, il posait néanmoins des questions qui sont légitimes : le lien du parc à la ville, les articulations entre tissus urbain et naturel, l’amélioration des accès, les usages que nous avons des parcs, la réponse a apporté aux besoins de logements en Seine-Saint-Denis.

Le parc n’est pas un projet figé, il a été aménagé par phases successives. Pour réfléchir a son avenir, le Département a donc souhaité lancer une grande concertation publique auprès des habitants qui débutera dès ce mois de juillet.

Cette concertation se déroulera en deux séquences distinctes. Une première séquence de juillet à septembre devra permettre de partager un diagnostic sur les usages du Parc, son accessibilité, son rapport à la ville. Dans un deuxième temps, il s’agira de proposer à tous les acteurs de cette concertation d’imaginer le Parc de demain : ces nouvelles entrées possibles, l’’introduction éventuelle d’équipements de loisirs et de culture, les manières de relier le Parc à la ville.

Le périmètre et la méthodologie de cette concertation seront discutés et décidés en associant étroitement les élus locaux, les associations, les personnalités qualifiées et, s’ils le souhaitent, les membres du Collectif pour la défense et l’extension du parc. Ce sera un travail sérieux, fouillé, dont les conclusions se dessineront d’ici la fin de l’année.

Courrier de Manuel Valls, Premier ministre

Monsieur le Président,
Vous avez souhaité me faire part de vos inquiétudes concernant l’avenir du Parc Georges-Valbon, à la suite de la publication de différents articles de presse concernant le projet dit de « Central Park à La Courneuve ». Vous le rappelez, ce projet n’est ni celui du Conseil départemental, ni celui des élus locaux. Il n’est pas davantage celui de l’État.
Votre attention pour le Parc Georges-Valbon, et pour l’aménagement de ses franges, est partagée par le gouvernement, comme nous avons eu l’occasion de le réaffirmer lors du Comité interministériel du 14 avril dernier. Nous sommes tous convaincus que ce site exceptionnel, par sa taille, son emplacement, son potentiel, sa valeur environnementale, appelle un projet d’aménagement ambitieux. Il doit pouvoir être mis en œuvre rapidement, pour tirer tout le parti de l’amélioration de sa desserte, mais surtout pour répondre aux attentes des habitants de Seine-Saint-Denis. Ce projet d’aménagement doit être exemplaire de notre ambition de construire le Grand Paris pour améliorer la vie des habitants.
C’est ce travail que l’État souhaite accomplir avec le Conseil départemental, propriétaire du Parc, et bien entendu avec les maires de l’ensemble des communes riveraines, et avec Plaine Commune. Il devra également s’appuyer sur une concertation étroite avec les habitants. Cette concertation, engagée autour du Préfet de département et en lien avec l’Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) depuis l’ atelier du Grand Paris du Logement organisé en préfecture le 9 avril, doit se poursuivre pour discuter des potentialités du site, et identifier à partir des projets urbains que portent les communes riveraines du Parc, les moyens de construire un projet d’ensemble.
Je partage les objectifs que vous identifiez pour cet aménagement : faire rentrer le Parc dans la ville, relier les différentes communes au Parc, lutter contre son enclavement, favoriser son accessibilité. Sur tous ces sujets, nous pouvons avancer ensemble. Aussi, je souhaite vous confirmer que notre objectif, dans le respect de l’enveloppe du Parc, est d’aménager en partie ses franges pour y amener davantage d’activité et du logement. Et si, en accord avec les communes, du foncier est mobilisé à l’ intérieur du Parc, ceci devra s’accompagner d’une compensation en sorte de préserver intégralement la richesse écologique.
Je souhaite que cette ambition puisse se traduire rapidement par de nouvelles avancées. C’est pourquoi j ’ai demandé que le calendrier des discussions puisse être accéléré et de disposer dès la fin juillet d’un premier bilan des orientations que nous pourrions engager, à partir de la somme des projets portés aujourd’hui par les communes. Nous devrons retenir le meilleur moyen d’en garantir la cohérence d’ensemble, car, comme vous, je crois que la question de l’outil réglementaire le plus à même de fa ire avancer ce projet ne saurait être un préalable. Ce qui est indispensable, c’ est de construire ce projet avec tous les acteurs locaux.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Manuel Valls
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