Nouvelle hausse du versement transports pour le 93 et le 94 : un coup bas pour les entreprises et l’emploi !

le 15 novembre 2017

Communiqué de presse commun du département de la Seine-Saint-Denis et du département du Val de Marne.

Mercredi 15 novembre 2017, en Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités (ex-STIF), Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île de France et d’IDF Mobilités, présentait le rapport d’orientation budgétaire dans lequel il est proposé d’augmenter à nouveau le taux du versement transports (VT) pour les entreprises de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne.

Après une première hausse de 0.21% en janvier dernier, Madame Pécresse souhaite encore une fois augmenter de 0.21% ce taux de VT uniquement pour ces deux départements.

Au-delà des surcoûts pour les collectivités qui viennent s’ajouter à ceux liés aux augmentations tarifaires et à leur contribution à IDFMobilités, c’est encore une mauvaise nouvelle pour les banlieues populaires et leurs entreprises.

D’autant qu’une députée LREM, Aurelie de Montchalin, ancienne collaboratrice de Madame Pécresse, a déposé un amendement au projet de loi de finances 2018 allant dans ce sens.

Cette mesure contre des départements populaires est inacceptable. Pour rééquilibrer l’emploi en Ile-de-France, il faudrait faire plus contribuer les entreprises de La Défense et des Champs-Elysées.

Pourtant Madame Pécresse, présente lundi à Clichy-sous-Bois lors du déplacement du président de la République, expliquait comment il ne fallait pas oublier les quartiers populaires, comment dans ces quartiers il fallait refuser la ghettoïsation en prônant la mixité.

Oui Madame Pécresse nos territoires ont besoin de mixité et notamment de mixité logements/emplois. Mais cette nouvelle hausse du versement transports pour les entreprises qui font le pari des banlieues populaires, est non seulement un mauvais signal mais surtout injuste et injustifiée. Même si nos territoires sont dynamiques ils n’en restent pas moins très loin derrière Paris et les Hauts de Seine en termes d’installation d’entreprises.

Par ailleurs, si un rattrapage a été engagé en termes de transports sur nos territoires, celui-ci est loin d’être mis en œuvre. Il faudra attendre encore a minima 10 ans avant la mise en service de la totalité du réseau du Grand Paris Express. Il serait injuste de taxer des entreprises pour un service dont elles ne peuvent pas encore bénéficier.

Madame la Présidente, encore une fois vous invoquez l’égalité pour faire passer une mesure parfaitement inégalitaire.

La véritable égalité, c’est, au sein de la Région la plus riche de France mais qui connaît toujours le plus d’inégalités sociales, donner plus à ceux qui en ont le plus besoin. C’est là notre notion de rattrapage.

C’est pourquoi nous vous demandons de revenir sur cette mesure inégalitaire.

Contacts presse :
Cabinet présidence du département de la Seine-Saint-Denis : Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47
Conseil départemental du Val-de-Marne : Patrick Hervy : 01 43 99 70 23
Patrick.hervy@valdemarne.fr

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Dans  Espace presse

Les deux grands oubliés de la stratégie de protection de l’enfance du gouvernement : les moyens et les mineurs étrangers non accompagnés

Ce lundi, le gouvernement a annoncé par la voix du secrétaire d’État fraîchement nommé sa stratégie pour la protection de l’enfance, promise de longue date et repoussée régulièrement. Les axes évoqués dans cette stratégie sont certes louables, pleins de bonnes intentions, mais ils occultent largement la question des moyens et oublient les mineur.e.s non-accompagné.e.s. Nous ne pouvons plus nous contenter de bonnes intentions et de belles paroles, pour protéger les enfants, tous les enfants, il faut aussi des moyens.


Nomination d’Adrien Taquet, secrétaire d’état en charge de la protection de l’enfance - « Monsieur le ministre, il n’y a pas de temps à perdre, je vous invite en Seine Saint Denis pour prendre la mesure de votre nouveau job. »

Après des mois de tergiversations, des alertes de l’ensemble des acteurs.rices de la protection de l’enfance et de la justice, un secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance a enfin été nommé. Il est temps que l’État s’engage et donne les moyens aux collectivités de mettre en œuvre la Loi de 2016 qui instaure le projet de l’enfant. Il est temps aussi qu’il s’appuie sur les acteurs.rices locaux.ales très engagé.e.s, et sorte de l’immobilisme technocratique dans lequel il est plongé. La protection de l’enfance doit être une grande cause nationale.



Drame de Saint-Denis : il y a urgence à faire de la lutte contre l’habitat insalubre une grande cause nationale

Le 24 décembre au soir, le mal-logement et l’insalubrité ont a nouveau frappé notre département avec l’incendie d’un appartement d’un immeuble situé au 77 avenue Wilson à Saint-Denis. Mes pensées vont au 13 personnes blessées, aux services de secours qui ont agit avec célérité et efficacité, mais aussi aux élu.e.s et services municipaux qui luttent sans relâche contre ce fléau que constitue le logement insalubre. Pour que cette litanie mortifère s’arrête enfin, la lutte contre l’habitat indigne et l’accès pour toutes et tous à un logement décent doivent être déclarées « grandes causes nationales » par le gouvernement, afin que des objectifs de résorption soient fixés et des moyens d’actions déployés.


La Seine-Saint-Denis et la SNCF partenaires pour l’égalité

Vendredi 21 décembre, Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis et Stéphane Volant, Secrétaire Général du Groupe SNCF ont renouvelé leur partenariat par la signature de la charte « Seine-Saint-Denis Égalité ».


Pendant que la Seine-Saint-Denis vote et réclame un « budget de l’égalité », le gouvernement et la majorité En Marche s’opposent à une plus grande solidarité en Ile-de-France.

Après avoir mené hier une action « coup de poing » en déversant devant l’Assemblée nationale les 347 millions d’euros que la Seine-Saint-Denis paie chaque année à la place de l’État, le Département a adopté aujourd’hui en séance son budget pour 2019 ainsi qu’un « budget de l’égalité » symbolique. Si l’État nous payait les 347 millions qu’il nous doit, nous pourrions renforcer les solidarités, mieux répondre à l’urgence écologique, investir davantage pour la jeunesse et nous désendetter plus vite.


La Seine Saint-Denis mérite l’égalité

Aujourd’hui, mercredi 19 décembre, des élu.e.s de toute la Seine-Saint-Denis se sont rendu.e.s devant l’Assemblée nationale, pour réclamer une fois encore l’égalité pour leur territoire. Graves, mais déterminé.e.s, nous ne cesserons nos actions que le jour où nous aurons été reçu.e.s à Matignon, et qu’un véritable plan de rattrapage pour la Seine-Saint-Denis nous aura été présenté.


Parc de la Poudrerie : lancement d’un appel à projet pour mettre en valeur son patrimoine et développer de nouvelles activités

Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, en partenariat avec le Ministère des Armées, lance un appel à projet pour le parc de la Poudrerie afin de mettre en valeur son patrimoine naturel et bâti et y développer de nouvelles activités.


La Seine-Saint-Denis mérite l’égalité

A toutes nos interpellations et actions, cris d’alarme du territoire, ni le président de la République ni le Premier ministre n’ont souhaité apporter de réponse à la demande d’égalité pour la Seine-Saint-Denis et ses habitant.e.s. Nous poursuivons donc notre combat, en lançant la campagne "La Seine-Saint-Denis mérite l’égalité". De manière générale, nous multiplierons les actions jusqu’à être entendu.e.s, afin qu’un véritable plan de rattrapage soit engagé pour la Seine-Saint-Denis.


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Anne Hidalgo, Maire de Paris, et Stéphane Troussel, Président du Département de Seine-Saint-Denis, demandent la suspension des travaux du CDG Express tant que des garanties n’auront pas été apportées pour améliorer en parallèle la qualité de service des RER et Transilien.

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