Mme la Ministre, les transports du quotidien en Seine-Saint-Denis, c’est maintenant qu’on en a besoin !

le 25 octobre 2017

Madame la Ministre des Transports, vous réaffirmiez ce matin sur France Inter vouloir d’ici la fin du quinquennat permettre à chaque Français d’avoir une alternative à la voiture particulière, aux transports polluants.

Vous indiquiez également vouloir qu’à la fin du quinquennat, plus aucun Français ne se retrouve en situation de refuser un emploi faute de modes de déplacement adéquats.

Ces situations sont courantes en Seine-Saint-Denis. Des quartiers et des villes entières sont enclavés, vécus comme des culs-de-sac, nécessitant parfois deux heures pour rejoindre Paris en transports quand il ne faut que 30 minutes en voiture.

Pourtant rien ne peut plus justifier l’absence d’infrastructures solides et fiables de transport sur un territoire d’1,6 millions d’habitants, d’une densité comparable à celle de grandes capitales européennes.

C’est pourquoi, ce qui n’est qu’un rattrapage a été engagé ces dernières années avec la création de 2 nouvelles lignes de tramways et du tram-train express T11, celle d’une ligne de bus à haut niveau de service reliant Paris aux Pavillons-sous-Bois puis à la Seine et Marne via l’ex-RN3, le prolongement de 3 lignes de métro et de deux lignes de tramway le T1 à l’Est et le T8 au sud. Par ailleurs, la Seine-Saint-Denis accueillera un tiers des gares du Grand Paris Express grâce à la « double boucle ».

Pourtant de nombreux projets inscrits dans le CPER sont au point mort faute de financement, la Région rejetant la faute sur l’État.

Pourtant nous entendons dire qu’une révision du calendrier du Grand Paris Express pourrait être engagée avec pour conséquences un décalage des mises en service des lignes 16, 17 et 15Est qui desservent l’ensemble de la Seine-Saint-Denis.

Pour les Séquano-Dionysiens, un métro, un tram, un bus à haut niveau de service incarne bien plus qu’un simple mode de transports. C’est aussi un levier pour améliorer concrètement et pour le plus grand nombre la qualité de la vie que l’on mène dans les quartiers populaires.

Madame la Ministre, la question de la mobilité des et dans les quartiers ne doit pas être, une fois de plus, une fois de trop, oubliée. La réorientation des investissements de l’État vers les mobilités du quotidien, celles qui comptent vraiment, est un bon signal. Mais je vous le dis, nos territoires ne peuvent être à nouveau la variable d’ajustement de réorientations budgétaires.

Notre exigence est simple : le respect des calendriers annoncés pour l’ensemble des lignes, qui sont attendues impatiemment, car aucune d’elles n’est superflue.

Les transports du quotidien en Seine-Saint-Denis, terre d’accueil de la COP 21 et des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, c’est maintenant qu’on en a besoin ! Les projets sont prêts, il ne reste qu’à les concrétiser.
Madame la Ministre, la Seine-Saint-Denis et les Séquano-Dionysiens vous ont entendue et attendent désormais que vous passiez aux actes.

Cabinet présidence du département : Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47

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Stéphane Troussel, Christian Favier, Marie-Christine Cavecchi et Patrick Septiers demandent de vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant toute décision sur la poursuite du projet du CDG Express.

L’amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d’un train express. Or, la ministre des transports semble conditionner l’amélioration des conditions de transports des 900 000 usager.e.s quotidiens du RER B à la réalisation de ce transport qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usager.e.s occasionnel.le.s. Si des garanties ne nous sont pas apportées concernant les transports du quotidien, nous le disons : nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express.

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