« Ma santé 2022 » : un plan qui ne soigne pas l’hôpital public ! Des sparadraps pour soigner une hémorragie

le 18 septembre 2018

Professionnels de santé, patients, tous tirent la sonnette d’alarme sur l’état de la santé et des infrastructures en France, qu’il s’agisse de l’hôpital, des urgences, de la psychiatrie ou encore des maisons de retraite.

Ce matin, Emmanuel Macron a présenté son plan pour la santé, dévoilé en grande partie hier. Au-delà de la disparition du numerus clausus en 2020, ce plan semble s’orienter vers une adaptation de la carte hospitalière plutôt que vers un vrai remède pour remettre sur pied le système de santé français et son homme malade, l’hôpital public.

Emmanuel Macron poursuit sa politique, à donner d’un côté ce qu’il a retiré de l’autre : il promet aujourd’hui 400 millions d’euros pour soulager les hôpitaux alors que, dans le même temps, il a demandé 1,6 milliard d’euros d’économie à ces mêmes hôpitaux dans son budget santé pour 2018 !

Le président de la République ose même expliquer que le problème de l’hôpital n’est pas celui des effectifs, mais de l’organisation. Quand on sait la souffrance des personnels hospitaliers et leur manque de moyens, il est honteux de vouloir leur expliquer qu’une énième réorganisation, après celles décidées par Nicolas Sarkozy, serait le remède à tous les maux…

En confirmant la suppression du tiers-payant généralisé instauré par le gouvernement précédent, Emmanuel Macron et Agnès Buzyn poursuivent par ailleurs leur marche forcée vers une santé à deux vitesses, facile d’accès pour les plus riches et toujours plus difficile d’accès pour les autres.

En Seine-Saint-Denis, nous considérons que la santé passe par un système organisé et fluide entre médecine de ville, hôpital et santé publique, axé autour de la prévention. C’est ce que nous faisons avec notre réseau de protection maternelle et infantile, de prévention des IST, et ce que nous proposons de faire en reprenant en charge la médecine scolaire abandonnée par l’État.

Pour penser le parcours de santé, il faut donc commencer par la prévention, dès le plus jeune âge, renforcer la médecine de ville et soutenir les effectifs et les moyens de l’hôpital public, afin d’assurer à toutes et tous l’accès à la santé !


Contact presse :
Cabinet de la présidence du département de la Seine-Saint-Denis / Antoine Delangre Marini : 01 43 93 93 47

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