Les Présidents des sept Départements d’Ile-de-France refusent de participer à l’élection du Président du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris

le 7 septembre 2018

La Société du Grand Paris (SGP) est en charge du plus grand projet d’infrastructure français du 21ème siècle, un projet dont la réalisation améliorera considérablement les conditions quotidiennes de transports de millions de Franciliens. L’annonce unilatérale par l’État du report pour deux à sept ans de la plupart des lignes de ce nouveau système de transports, qui serait justifié par un quasi doublement du coût prévisionnel du projet, est donc un recul majeur, contradictoire avec la volonté affirmée de renforcer l’attractivité internationale de l’Ile-de-France, et susceptible de remettre en cause les engagements pris par notre pays pour l’accueil des Jeux Olympiques de 2024.

Les raisons financières et techniques invoquées par l’État pour justifier ce désengagement n’ont jamais été explicitées de façon claire et convaincante ni à l’opinion, ni aux élus locaux ou nationaux, ni même au conseil de surveillance de la SGP, pourtant directement responsable du projet. La Cour des comptes a d’ailleurs souligné l’importance de ces manquements à la bonne gouvernance et à la transparence.

L’élection du nouveau Président du Conseil de surveillance, après la démission de Jean-Yves Le Bouillonnec, n’y échappe pas. Au lieu de saisir l’opportunité d’un partenariat fondé sur la confiance et la transparence avec les grandes collectivités franciliennes, l’État a multiplié depuis le mois de juin les manœuvres pour inventer une candidature à sa convenance, repoussant à plusieurs reprises la réunion du Conseil de surveillance, assumant le risque de laisser vacant pendant plusieurs mois cruciaux la présidence de la SGP et démontrant qu’au fond il n’est pas prêt à partager le pouvoir avec les représentants légitimes des populations d’Ile-de-France puisqu’il veut tout contrôler… avec les résultats que l’on sait.

Dans ces conditions, les Présidents des sept départements d’Ile-de-France ont décidé de ne pas participer à cette élection mascarade et de laisser à l’État la responsabilité de nommer l’élu qu’il veut. Ils continueront cependant, dans les semaines et les mois à venir, à jouer leur rôle d’administrateur avec une vigilance renforcée et à exiger inlassablement et par toutes les voies légales des réponses aux questions qu’ils posent.


Contact presse (Seine-Saint-Denis) :

Antoine DELANGRE-MARINI – Conseil départemental de Seine-Saint-Denis / adelangremarini@seinesaintdenis.fr

À LIRE AUSSI

Grand Paris : les départements d’Ile-de-France font front commun contre un big bang institutionnel

Mardi 10 octobre, le président de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a dit aux côtés des présidents des 6 autres départements d’Ile-de-France sa ferme résolution de ne pas laisser la réforme du Grand Paris en approche casser l’outil opérant des Départements.

À LA UNE
Dans  Espace presse



Stéphane Troussel, Christian Favier, Marie-Christine Cavecchi et Patrick Septiers demandent de vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant toute décision sur la poursuite du projet du CDG Express.

L’amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d’un train express. Or, la ministre des transports semble conditionner l’amélioration des conditions de transports des 900 000 usager.e.s quotidiens du RER B à la réalisation de ce transport qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usager.e.s occasionnel.le.s. Si des garanties ne nous sont pas apportées concernant les transports du quotidien, nous le disons : nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express.


Le "grand débat national" arrive en banlieue : Empêcher l’"opération de com", mettre le pied dans la porte

Ce soir, Emmanuel Macron réunissait des élu.e.s de banlieue pour leur parler « grand débat national » dans l’Essonne. De ce déplacement du président en banlieue, nous n’attendons à vrai dire pas grand-chose, et nous craignons que cette « opération de reconquête » soit plus à destination des chaînes d’information que des habitant.e.s. De la mobilisation des élu.e.s et acteur.rice.s de terrain, nous attendons bien plus. Mettons le pied dans la porte entrouverte par le gouvernement, pour aborder les vrais sujets qui intéressent les Français.es : justice sociale, égalité territoriale et redistribution des richesses.


Le Seine-Saint-Denis se mobilise pour la Semaine Olympique et Paralympique à l’école

Inscrite de façon pérenne au programme, de l’Éducation nationale, organisée en lien avec le Comité d’organisation des Jeux (COJO) et le mouvement sportif, la Semaine Olympique et Paralympique est proposée chaque année dans toutes les écoles, établissements scolaires et établissements d’enseignement supérieur, pour tous les âges de la maternelle à l’université. Pour cette 3e édition, le Département de Seine-Saint-Denis et ses partenaires s’illustreront encore une fois par leur dynamisme et leur engagement.


Application du Logement d’Abord en Seine-Saint-Denis : l’innovation nécessite des moyens et de la cohérence de la part de l’Etat !

Alors que le 24ème rapport de la Fondation Abbé Pierre rappelle les inégalités révoltantes parmi la population française en matière de logement, la question d’un logement abordable pour toutes et pour tous n’a jamais paru aussi urgente.


Fabrique des Jeux en Seine-Saint-Denis : lancement de l’Atelier des Villes en présence de Stéphane Troussel et de Tony Estanguet

La Fabrique des Jeux a tenu hier son premier Atelier des Villes, réunissant toutes les communes de Seine-Saint-Denis. Ce projet avait été proposé à l’occasion du lancement de la Fabrique, le 13 juin dernier, pour engager l’ensemble des territoires du département dans la dynamique des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.


Débat à l’Assemblée nationale sur le revenu de base : Stéphane Troussel présent pour défendre l’expérimentation

L’Assemblée nationale débattra le 31 janvier prochain d’une proposition de loi d’expérimentation du revenu de base.


Les deux grands oubliés de la stratégie de protection de l’enfance du gouvernement : les moyens et les mineurs étrangers non accompagnés

Ce lundi, le gouvernement a annoncé par la voix du secrétaire d’État fraîchement nommé sa stratégie pour la protection de l’enfance, promise de longue date et repoussée régulièrement. Les axes évoqués dans cette stratégie sont certes louables, pleins de bonnes intentions, mais ils occultent largement la question des moyens et oublient les mineur.e.s non-accompagné.e.s. Nous ne pouvons plus nous contenter de bonnes intentions et de belles paroles, pour protéger les enfants, tous les enfants, il faut aussi des moyens.

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 410