Le salon du numérique éducatif en un clic

Travail en autonomie, caractère ludique, plus grande interactivité : ce sont les principaux apports des ressources digitales dans l’enseignement. Visite au salon du numérique, organisé par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, qui s’est déroulé mercredi 4 février 2015 au collège Jean-Jaurès à Montfermeil.

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« Et si on se faisait une petite séance de boîtiers d’évaluation ? » En ce mercredi matin, Cyril Michau et Christophe Guillot, enseignants formateurs à la DANE 93 (Délégation académique au numérique éducatif) se livrent à une démonstration du boîtier d’évaluation, dont ils ne tarissent pas d’éloges.

Le principe : un boîtier est distribué à chaque élève pour répondre à une interrogation express visant à vérifier l’acquisition d’une notion abordée récemment en cours. « L’intérêt, c’est qu’avec ces boîtiers, on peut contrôler les réponses de chaque élève, et éviter ainsi d’entendre toujours les mêmes ou que certains soient influencés dans leurs réponses par d’autres », explique Cyril Michau, qui utilise lui ce système de boîtier en cours de mathématiques depuis 4 ans.

Inspiré des cours de prévention routière, le dispositif se compose de 30 boîtiers aux allures de calculatrices, qui ne nécessitent pas au préalable d’être attribués à un élève en particulier. « Les réponses qui s’affichent en direct sur notre tableau présentent l’avantage d’être anonymisées pour la classe, même si le professeur, lui, sait quel élève se cache derrière tel ou tel boîtier », complète Christophe Guillot, enseignant en histoire-géographie.

A entendre ces deux professeurs, ce système, simple d’utilisation, fait fureur auprès des élèves. « Ils en sont vraiment fans. Certains élèves, qui n’étaient auparavant vraiment pas copains avec les interrogations, en redemandent. Ils prennent ça comme un jeu. Et puis, dans un cours d’une heure, ça permet de varier les activités, de dynamiser la classe », insiste Cyril Michau. Dans la salle de démonstration, les professeurs et principaux qui l’écoutent, boîtier en main pour le tester, paraissent séduits par ce nouveau dispositif numérique.

Donner à voir les récentes évolutions du matériel digital à usage pédagogique, répondre aux doutes de certains principaux ou professeurs, cerner les besoins de la communauté enseignante, c’est l’objectif de ce salon du numérique éducatif dont l’édition 2015 s’est déroulée les 28 janvier et 4 février aux collèges Dora Maar de Saint-Ouen/Saint-Denis et Jean-Jaurès à Montfermeil.

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Un peu plus loin, Nicolas Lemoine, Loïc Assius et Ambroise Le Pannerer sont eux regroupés autour d’un stand présentant les nouveaux vidéoprojecteurs interactifs (VPI). « Référents numériques » dans leur établissement – le collège Liberté à Drancy – ces enseignants sont venus se renseigner sur les tableaux digitaux dernière génération. Pour eux, l’intérêt du numérique en cours n’est plus à démontrer : « il capte clairement l’attention des élèves et les rend davantage acteurs », explique Nicolas Lemoine, professeur de mathématiques.
« Par exemple, le vidéoprojecteur nous aide beaucoup en géométrie, détaille Loïc Assius, son collègue. Avec les logiciels actuels, c’est beaucoup facile pour un élève de visualiser une figure dans l’espace qu’avant ».

Inconditionnels de l’outil numérique, ces enseignants n’en restent pas moins vigilants sur l’acquisition des connaissances fondamentales, et se gardent bien de verser dans l’effet gadget. « Là, je suis à la recherche de modèles de tablettes qui permettraient de convertir un texte manuscrit en texte dactylographié, argumente Loïc Assius. Parce qu’il ne faut pas abandonner l’écrit au profit du clavier. Un élève retiendra toujours mieux une notion lorsqu’il écrit que lorsqu’il tape ».

Un enseignement de qualité, dynamisé par le digital, c’est aussi la préoccupation de Stéphane Roszkiewicz, professeur d’EPS et référent numérique pour son collège Lucie-Aubrac à Livry-Gargan. Lui-même utilise aussi les nouveaux appareils dans ses cours, notamment les tablettes numériques. « En sport, on va surtout rechercher du matériel nomade, qui puisse donner aux élèves un retour immédiat sur leur performance. Par exemple, sur une course de haies, je vais filmer avec une tablette le franchissement des obstacles d’un élève, puis lui montrer dans la foulée pour qu’il puisse comprendre les points à améliorer », explique-t-il. Le voilà donc en discussion approfondie avec un enseignant de Seine-et-Marne, professeur de musique familier des tablettes et de leurs différentes applications. En Seine-Saint-Denis, c’est sûr, les collèges connectés sont déjà une réalité.

Christophe Lehousse

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