Le Secours catholique participe à l’aide aux plus démunis

Comptant 22 équipes locales en Seine-Saint-Denis, le Secours catholique lutte aux côtés d’autres associations contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Reportage à l’antenne de Pantin, à l’occasion du week-end de collecte nationale qui s’est déroulé samedi 15 et dimanche 16 novembre.

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« Bienvenue à vous tous ». La première chose qu’on entend en passant la porte de l’antenne du Secours catholique de Pantin, c’est la voix chaude et enjouée de Mamita. Cette responsable de l’équipe locale, présente depuis 8 ans, ne ménage pas sa peine pour animer la vie du lieu et gérer les affaires courantes. Son énergie, elle la transmet aux 10 autres membres bénévoles, répartis entre les trois activités déployées par cette antenne : l’accueil social, l’accompagnement scolaire et un atelier de couture pour les femmes isolées, appelé « l’arbre à palabres ».

Dans un secteur géographique qui compte de nombreuses personnes en grande précarité, le gros de l’activité se concentre évidemment sur l’accueil social. Chaque jeudi matin, Jacqueline, Eliane ou encore Denis accueillent des personnes qui sollicitent l’aide du Secours catholique, souvent envoyées par les services sociaux, mais aussi des associations (la Croix-rouge, l’Ordre de Malte, Cité Mariam, Le Cèdre).

La première étape – essentielle – consiste à écouter et à évaluer leurs besoins. « Le plus souvent, il s’agit de personnes qui n’arrivent plus à payer leur loyer ou la cantine de leurs enfants », explique Eliane, qui œuvre depuis 1995 à l’antenne de Pantin. « On a aussi vu apparaître beaucoup de retraités, qui n’ont pas assez cotisé durant leur vie active et qui n’arrivent pas à vivre de leur pension », complète Thérèse.

Son témoignage confirme d’ailleurs les données de la dernière enquête nationale menée par le Secours catholique : la paupérisation des seniors s’accroît, avec comme premières victimes les femmes, qui représentent 61 % des plus de 60 ans reçues dans les centres.

Une fois l’inscription du dossier effectuée – à Pantin, il y a eu 250 nouvelles ouvertures depuis janvier - celui-ci passe en commission. Avec une enveloppe de 1600 euros mensuels à Pantin (le Conseil général verse une subvention de fonctionnement général de 62 000 euros pour toute la Seine-Saint-Denis), il faut bien établir des priorités. Si la moyenne journalière entre revenus et dépenses est en-deçà de 7 euros, le dossier passe en haut de la pile. « Mais il faut souligner que nous ne donnons jamais d’argent en liquide, nos aides prennent la forme soit de chèques services, soit de colis alimentaires, soit de chèques de loyers à l’ordre du bailleur », insiste Mamita.

A en croire de nombreux membres, la situation sociale des personnes qui les sollicitent a empiré. « J’ai vu la situation se dégrader, témoigne Eliane. On a affaire à des gens plus pauvres, des familles monoparentales ou des sans-papiers qui vivent dans la rue, ou presque ».

Sur le volet activités aussi, l’antenne de Pantin essaie de se montrer dynamique. L’accompagnement scolaire, mis en place il y a 3 ans, est ainsi un succès : une équipe tournante de 8 bénévoles - étudiants ou enseignants – donne des cours de soutien à une quarantaine de jeunes. Christina, 22 ans, suit par exemple le groupe des collégiens, à raison de deux heures par semaines le samedi. « J’ai fait mon aumônerie ici et je suis allée au collège à Aubervilliers, comme beaucoup de jeunes qu’on reçoit ici. Si on a la capacité de les aider, il faut le faire. Deux heures par semaine, ce n’est pas bien contraignant », affirme cette étudiante en communication. Etienne et Auguste, eux aussi étudiants, l’un en ingénierie logistique, l’autre dans l’événementiel culturel, sont en charge des primaires.

Tous les ans, les accompagnateurs essaient aussi d’organiser une sortie culturelle avec leurs élèves, comme celle des Bateaux mouches organisée l’année dernière. « Ca permet de se côtoyer en dehors du cadre de l’antenne et aussi de voir les parents », explique Etienne.

Accueil social, accompagnement, « arbre à palabres » entre femmes avec enfants à charge, distribution de vêtements : la petite antenne de Pantin s’attache à apporter sa pierre à la lutte inlassable contre la pauvreté. Mamita, toujours à la recherche de bénévoles, tient elle à souligner l’aspect oecuménique de l’association : « Catholiques, pas catholiques, athées, pas athées, il y a de tout parmi les bénévoles. L’essentiel, c’est la bonne volonté », souligne-t-elle. « Ce n’est pas facile tous les jours, mais si nous apportons un peu de chaleur et d’écoute à ceux qui viennent nous voir, c’est déjà ça », ponctue la responsable avec un grand sourire.

Christophe Lehousse

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Le Secours catholique en Seine-Saint-Denis, c’est aussi :

- une aide à la domiciliation, qui consiste à fournir une adresse administrative à des personnes sans domicile fixe
- une permanence d’accès au droit pour les migrants et demandeurs d’asile
- des cours de français pour les migrants
- un accompagnement aux familles roms
- une épicerie sociale
- une boutique solidaire de vêtements
- une permanence accès au logement
- un accompagnement vers l’emploi ou la formation
- des sorties culturelles ou des journées vacances proposés aux plus nécessiteux

L’adresse du site de la délégation départementale du Secours catholique en Seine-Saint-Denis : http://seinesaintdenis.secours-catholique.org/
La page facebook : https://www.facebook.com/SecoursCatholiqueDeSeineSaintDenis

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