Jean-Pierre Bel doit cesser d’opposer les départements urbains et ruraux et œuvrer pour l’intérêt général

le 30 janvier 2013

Alors que le Premier Ministre vient d’installer un groupe de travail entre l’État et les départements pour faire des propositions sur un financement pérenne des allocations individuelles de solidarité, je m’étonne des déclarations de Jean-Pierre Bel, président du Sénat, qui continue d’opposer les difficultés des départements ruraux à celles des départements urbains.

Plutôt que de poursuivre ce débat stérile, j’attends de ce groupe de travail qu’il propose de vrais mécanismes de financement des allocations de solidarité nationale afin de permettre aux départements d’assumer leurs missions en matière de solidarité. C’est là une question de survie pour les départements.

Déjà, les premières décisions prises par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et par l’Assemblée nationale, dans la loi de finances 2013, vont dans le sens d’un juste rééquilibrage et d’une prise en compte de la réalité. Non M. Bel, l’injustice n’est pas dans le changement mais dans le statu quo ! L’injustice, c’était d’exclure le département le plus pauvre de France métropolitaine de tous les dispositifs de soutien en le déguisant en département riche, au prétexte qu’il touche Paris et qu’il est peuplé.

Néanmoins il y a encore loin de la coupe aux lèvres : regardons la réalité. Même après ces évolutions positives des mécanismes de péréquation et de soutien, la Seine-Saint-Denis pointe au 47ème rang des départements bénéficiant de la péréquation nationale, avec un montant moyen de 10,83€ par habitant, loin derrière la Lozère (36,14€ par habitant), la Haute-Marne (27,14€), le Cantal (25,92€) ou le Lot (20,74€).

Je crois qu’il n’y aura pas de scandale, bien au contraire, si la Seine-Saint-Denis et d’autres départements urbains sont éligibles à la 2ème partie du fonds exceptionnel de soutien. Je répète aussi qu’il y a urgence à définir une véritable péréquation entre les départements d’Ile-de-France.

Stéphane Troussel, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis

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Les deux grands oubliés de la stratégie de protection de l’enfance du gouvernement : les moyens et les mineurs étrangers non accompagnés

Ce lundi, le gouvernement a annoncé par la voix du secrétaire d’État fraîchement nommé sa stratégie pour la protection de l’enfance, promise de longue date et repoussée régulièrement. Les axes évoqués dans cette stratégie sont certes louables, pleins de bonnes intentions, mais ils occultent largement la question des moyens et oublient les mineur.e.s non-accompagné.e.s. Nous ne pouvons plus nous contenter de bonnes intentions et de belles paroles, pour protéger les enfants, tous les enfants, il faut aussi des moyens.


Nomination d’Adrien Taquet, secrétaire d’état en charge de la protection de l’enfance - « Monsieur le ministre, il n’y a pas de temps à perdre, je vous invite en Seine Saint Denis pour prendre la mesure de votre nouveau job. »

Après des mois de tergiversations, des alertes de l’ensemble des acteurs.rices de la protection de l’enfance et de la justice, un secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance a enfin été nommé. Il est temps que l’État s’engage et donne les moyens aux collectivités de mettre en œuvre la Loi de 2016 qui instaure le projet de l’enfant. Il est temps aussi qu’il s’appuie sur les acteurs.rices locaux.ales très engagé.e.s, et sorte de l’immobilisme technocratique dans lequel il est plongé. La protection de l’enfance doit être une grande cause nationale.



Drame de Saint-Denis : il y a urgence à faire de la lutte contre l’habitat insalubre une grande cause nationale

Le 24 décembre au soir, le mal-logement et l’insalubrité ont a nouveau frappé notre département avec l’incendie d’un appartement d’un immeuble situé au 77 avenue Wilson à Saint-Denis. Mes pensées vont au 13 personnes blessées, aux services de secours qui ont agit avec célérité et efficacité, mais aussi aux élu.e.s et services municipaux qui luttent sans relâche contre ce fléau que constitue le logement insalubre. Pour que cette litanie mortifère s’arrête enfin, la lutte contre l’habitat indigne et l’accès pour toutes et tous à un logement décent doivent être déclarées « grandes causes nationales » par le gouvernement, afin que des objectifs de résorption soient fixés et des moyens d’actions déployés.


La Seine-Saint-Denis et la SNCF partenaires pour l’égalité

Vendredi 21 décembre, Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis et Stéphane Volant, Secrétaire Général du Groupe SNCF ont renouvelé leur partenariat par la signature de la charte « Seine-Saint-Denis Égalité ».


Pendant que la Seine-Saint-Denis vote et réclame un « budget de l’égalité », le gouvernement et la majorité En Marche s’opposent à une plus grande solidarité en Ile-de-France.

Après avoir mené hier une action « coup de poing » en déversant devant l’Assemblée nationale les 347 millions d’euros que la Seine-Saint-Denis paie chaque année à la place de l’État, le Département a adopté aujourd’hui en séance son budget pour 2019 ainsi qu’un « budget de l’égalité » symbolique. Si l’État nous payait les 347 millions qu’il nous doit, nous pourrions renforcer les solidarités, mieux répondre à l’urgence écologique, investir davantage pour la jeunesse et nous désendetter plus vite.


La Seine Saint-Denis mérite l’égalité

Aujourd’hui, mercredi 19 décembre, des élu.e.s de toute la Seine-Saint-Denis se sont rendu.e.s devant l’Assemblée nationale, pour réclamer une fois encore l’égalité pour leur territoire. Graves, mais déterminé.e.s, nous ne cesserons nos actions que le jour où nous aurons été reçu.e.s à Matignon, et qu’un véritable plan de rattrapage pour la Seine-Saint-Denis nous aura été présenté.


Parc de la Poudrerie : lancement d’un appel à projet pour mettre en valeur son patrimoine et développer de nouvelles activités

Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, en partenariat avec le Ministère des Armées, lance un appel à projet pour le parc de la Poudrerie afin de mettre en valeur son patrimoine naturel et bâti et y développer de nouvelles activités.


La Seine-Saint-Denis mérite l’égalité

A toutes nos interpellations et actions, cris d’alarme du territoire, ni le président de la République ni le Premier ministre n’ont souhaité apporter de réponse à la demande d’égalité pour la Seine-Saint-Denis et ses habitant.e.s. Nous poursuivons donc notre combat, en lançant la campagne "La Seine-Saint-Denis mérite l’égalité". De manière générale, nous multiplierons les actions jusqu’à être entendu.e.s, afin qu’un véritable plan de rattrapage soit engagé pour la Seine-Saint-Denis.

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