Grand Paris : la Métropole des Riches est en marche !

le 23 décembre 2017

La presse se fait une fois de plus l’écho de la volonté du président de la République et du gouvernement de supprimer la Seine-Saint-Denis.

La méthode détestable, que nous ne cessons pourtant de dénoncer depuis plusieurs mois, se poursuit. Je ne considère pas qu’une réunion d’une heure trente sur un tel sujet avec un préfet de Région constitue une véritable concertation. Je regrette que ni le Président de la République ni le Premier ministre ne prennent la peine de consulter directement les présidents des Département de petite couronne, après que M. Macron a par deux fois annulé à la dernière minute les rendez-vous qui devaient pourtant se tenir. Aucun dialogue à la hauteur des enjeux n’a été engagé avec les départements. Est-ce parce que les dés de cette « concertation » étaient pipés ou parce qu’il n’a pas vraiment de réponses à apporter aux arguments précis que nous avançons ? Et les citoyens dans tout ça ? Ce sont encore les grands absents, tant il est vrai que l’enjeu démocratique ne semble pas être le souci premier des scénarios technocratiques du préfet Cadot.

Au moment où nous devrions avancer plus vite sur des projets aussi importants que le Grand Paris des transports ou la préparation des Jeux Olympiques qui font concrètement la réalité du Grand Paris, et pour lesquels les départements sont des acteurs-clés, la décision de les supprimer créerait une instabilité très néfaste et dont les effets se feront très vite sentir. C’est clairement prendre le risque de mettre la candidature aux JO en danger alors que le temps est déjà compté.

Alors que les Départements assument depuis plus de 15 ans l’essentiel des politiques de solidarité, bien souvent en lieu et place d’un État défaillant et incapable de financer la solidarité nationale, alors qu’ils assurent des services publics quotidiens extrêmement utiles grâce aux 20 000 agentes et agents publics, la volonté farouche de certains technocrates de les supprimer sonne comme une volonté d’affaiblir encore un peu plus les solidarités et les services publics.

Il est pourtant évident qu’une « simplification » qui consiste à recréer 11 sous-départements au lieu de 3, non seulement ne créera aucun gain d’efficacité pour les politiques publiques mais aura un effet désorganisateur et coûteux, tout le contraire de l’effet recherché. Surtout comment pourront-ils supporter le poids de dépenses sociales qui sont déjà difficiles à assumer à l’échelle des départements ? Le président de la République qui puise tant d’exemples dans le monde des entreprises a-t-il déjà vu une pseudo-rationalisation passer par un dépeçage ? Casser ce qui fonctionne pour donner du corps à un système qui ne marche pas, il fallait oser… L’échelon départemental, quitte à le faire évoluer, serait au contraire un parfait territoire d’exercice des compétences métropolitaines et de coopération des villes : il y aurait ainsi 4 territoires de taille similaire dans la métropole du Grand Paris.

Car il est également évident que ce scénario du Grand Paris sans Paris créera un immense déséquilibre de la métropole au profit d’un mastodonte parisien renforcé et cadenassé à l’intérieur de ses frontières du périphérique, toujours plus riche, face à une banlieue morcelée où les inégalités risquent de se creuser un peu plus encore malgré les beaux discours. La métropole des riches est En Marche, voilà la modernité ?

La Seine-Saint-Denis, ce n’est pas une institution, c’est une histoire et une forte identité auquel les habitants et les habitantes, loin des clichés qu’on leur jette trop souvent à la figure, sont fortement attachés.

Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

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Mardi 10 octobre, le président de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a dit aux côtés des présidents des 6 autres départements d’Ile-de-France sa ferme résolution de ne pas laisser la réforme du Grand Paris en approche casser l’outil opérant des Départements.

À LA UNE
Dans  Espace presse

Les deux grands oubliés de la stratégie de protection de l’enfance du gouvernement : les moyens et les mineurs étrangers non accompagnés

Ce lundi, le gouvernement a annoncé par la voix du secrétaire d’État fraîchement nommé sa stratégie pour la protection de l’enfance, promise de longue date et repoussée régulièrement. Les axes évoqués dans cette stratégie sont certes louables, pleins de bonnes intentions, mais ils occultent largement la question des moyens et oublient les mineur.e.s non-accompagné.e.s. Nous ne pouvons plus nous contenter de bonnes intentions et de belles paroles, pour protéger les enfants, tous les enfants, il faut aussi des moyens.


Nomination d’Adrien Taquet, secrétaire d’état en charge de la protection de l’enfance - « Monsieur le ministre, il n’y a pas de temps à perdre, je vous invite en Seine Saint Denis pour prendre la mesure de votre nouveau job. »

Après des mois de tergiversations, des alertes de l’ensemble des acteurs.rices de la protection de l’enfance et de la justice, un secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance a enfin été nommé. Il est temps que l’État s’engage et donne les moyens aux collectivités de mettre en œuvre la Loi de 2016 qui instaure le projet de l’enfant. Il est temps aussi qu’il s’appuie sur les acteurs.rices locaux.ales très engagé.e.s, et sorte de l’immobilisme technocratique dans lequel il est plongé. La protection de l’enfance doit être une grande cause nationale.



Drame de Saint-Denis : il y a urgence à faire de la lutte contre l’habitat insalubre une grande cause nationale

Le 24 décembre au soir, le mal-logement et l’insalubrité ont a nouveau frappé notre département avec l’incendie d’un appartement d’un immeuble situé au 77 avenue Wilson à Saint-Denis. Mes pensées vont au 13 personnes blessées, aux services de secours qui ont agit avec célérité et efficacité, mais aussi aux élu.e.s et services municipaux qui luttent sans relâche contre ce fléau que constitue le logement insalubre. Pour que cette litanie mortifère s’arrête enfin, la lutte contre l’habitat indigne et l’accès pour toutes et tous à un logement décent doivent être déclarées « grandes causes nationales » par le gouvernement, afin que des objectifs de résorption soient fixés et des moyens d’actions déployés.


La Seine-Saint-Denis et la SNCF partenaires pour l’égalité

Vendredi 21 décembre, Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis et Stéphane Volant, Secrétaire Général du Groupe SNCF ont renouvelé leur partenariat par la signature de la charte « Seine-Saint-Denis Égalité ».


Pendant que la Seine-Saint-Denis vote et réclame un « budget de l’égalité », le gouvernement et la majorité En Marche s’opposent à une plus grande solidarité en Ile-de-France.

Après avoir mené hier une action « coup de poing » en déversant devant l’Assemblée nationale les 347 millions d’euros que la Seine-Saint-Denis paie chaque année à la place de l’État, le Département a adopté aujourd’hui en séance son budget pour 2019 ainsi qu’un « budget de l’égalité » symbolique. Si l’État nous payait les 347 millions qu’il nous doit, nous pourrions renforcer les solidarités, mieux répondre à l’urgence écologique, investir davantage pour la jeunesse et nous désendetter plus vite.


La Seine Saint-Denis mérite l’égalité

Aujourd’hui, mercredi 19 décembre, des élu.e.s de toute la Seine-Saint-Denis se sont rendu.e.s devant l’Assemblée nationale, pour réclamer une fois encore l’égalité pour leur territoire. Graves, mais déterminé.e.s, nous ne cesserons nos actions que le jour où nous aurons été reçu.e.s à Matignon, et qu’un véritable plan de rattrapage pour la Seine-Saint-Denis nous aura été présenté.


Parc de la Poudrerie : lancement d’un appel à projet pour mettre en valeur son patrimoine et développer de nouvelles activités

Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, en partenariat avec le Ministère des Armées, lance un appel à projet pour le parc de la Poudrerie afin de mettre en valeur son patrimoine naturel et bâti et y développer de nouvelles activités.


La Seine-Saint-Denis mérite l’égalité

A toutes nos interpellations et actions, cris d’alarme du territoire, ni le président de la République ni le Premier ministre n’ont souhaité apporter de réponse à la demande d’égalité pour la Seine-Saint-Denis et ses habitant.e.s. Nous poursuivons donc notre combat, en lançant la campagne "La Seine-Saint-Denis mérite l’égalité". De manière générale, nous multiplierons les actions jusqu’à être entendu.e.s, afin qu’un véritable plan de rattrapage soit engagé pour la Seine-Saint-Denis.


Anne Hidalgo et Stéphane Troussel demandent la suspension des travaux du CDG Express

Anne Hidalgo, Maire de Paris, et Stéphane Troussel, Président du Département de Seine-Saint-Denis, demandent la suspension des travaux du CDG Express tant que des garanties n’auront pas été apportées pour améliorer en parallèle la qualité de service des RER et Transilien.

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