Drame de Saint-Denis : il y a urgence à faire de la lutte contre l’habitat insalubre une grande cause nationale

le 27 décembre 2018

Le 24 décembre au soir, le mal-logement et l’insalubrité ont a nouveau frappé notre département avec l’incendie d’un appartement d’un immeuble situé au 77 avenue Wilson à Saint-Denis. Mes pensées vont aux 13 personnes blessées, aux services de secours qui ont agit avec célérité et efficacité, mais aussi aux élu.e.s et services municipaux qui luttent sans relâche contre ce fléau que constitue le logement insalubre.

Si les circonstances exactes de ce drame sont pour le moment inconnues, notre département paie une nouvelle fois un lourd tribut dont les premières victimes sont les catégories populaires poussées malgré elles vers ces logements d’infortune qu’elles paient pourtant une fortune.

La crise du logement rare et cher au sein des grandes métropoles n’est pourtant pas nouvelle et les alertes d’élu.e.s, d’associations, de bailleurs sociaux et de citoyen.ne.s en la matière se multiplient ces derniers mois.

Disons-le simplement : il est criminel que le marché du logement pousse les plus fragiles à se loger dans un secteur privé onéreux et en mauvais état. Le gouvernement ne peut pas vouloir agir contre le logement insalubre et en même temps affaiblir le secteur du logement social qui accueille les plus modestes. Le gouvernement ne peut pas vouloir « mener une guerre sans merci aux marchands de sommeil, les taper au portefeuille » et en même temps laisser la justice si peu dotée dans un département comme la Seine-Saint-Denis.

En Seine-Saint-Denis, les communes sont bien trop souvent démunies face à des situations extrêmement complexes et à des délais de justice qui excèdent largement les critères du délai raisonnable. A cela s’ajoute, notamment dans l’agglomération parisienne, une carence de logement sociaux qui relègue les plus fragiles dans les mêmes territoires. Comment se loger dignement quand les prix de l’immobilier ont augmenté de 150% en 20 ans ? À travers la loi de finances 2018, le gouvernement s’est pourtant attaqué au seul secteur du logement dont les prix sont régulés, le logement social.

Pour que cette litanie mortifère s’arrête enfin, la lutte contre l’habitat indigne et l’accès pour toutes et tous à un logement décent doivent être déclarées « grandes causes nationales » par le gouvernement, afin que des objectifs de résorption soient fixés et des moyens d’actions déployés.


Contact presse :
Antoine Delangre-Marini
Cabinet de la présidence du Département de Seine-Saint-Denis (01 43 93 93 47)

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