Décharges sauvages, la situation ne peut plus durer

le 13 septembre 2013

Le département de la Seine-Saint-Denis est un territoire où il y a trop de décharges sauvages, trop d’accotements, talus et échangeurs autoroutiers où les déchets s’accumulent. Gravats, produits dangereux, détritus de toutes sortes : ces déchets ne devraient pas faire partie de notre paysage.

Ces espaces relèvent généralement de la Direction Régionale et interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagement Île-de-France et ils sont littéralement laissés à l’abandon.

Au bout de combien de temps le terre plein central de l’A103 ou le demi échangeur entre l’A104-exRN2 auraient été nettoyés s’ils se trouvaient à Paris ou dans les Hauts de Seine ? Sans doute rapidement : ils semblent contenir de l’amiante.

Régulièrement les habitants, les acteurs économiques de la Seine-Saint-Denis nous disent que cette situation nuit gravement à l’image de notre territoire, à la qualité de la vie qu’on y mène et à l’attractivité de notre département. Sans parler des risques sanitaires…
Cette situation ne peut plus durer.

Chacun doit prendre ses responsabilités. Les usagers, bien sûr, mais aussi l’État.
C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire et d’interpeller le préfet pour que l’État prenne, dans les meilleurs délais des dispositions pour que cela change.
Le Conseil général, lui, réalise régulièrement des opérations de nettoyage sur le réseau dont il a la charge.

Par ailleurs, ce dimanche 15 septembre, journée nationale de lutte contre les décharges sauvages, nous soutiendrons les bénévoles de l’association « Let’s do it » pour le nettoyage citoyen de deux sites, à Saint-Denis et à Clichy-sous-Bois.

Nous réaliserons en parallèle deux nettoyages par nos propres services à Montreuil et à Aulnay-sous-Bois.

L’objectif est double. Rendre ce département plus accueillant et envoyer un message fort aux habitants comme aux acteurs publics et privés de Seine-Saint-Denis : l’amoncellement des déchets, la détérioration de notre cadre de vie n’est pas une fatalité.

Lettre de Stéphane Troussel, Président du Conseil général, à Monsieur Philippe Galli, Préfet de la Seine-Saint-Denis

Bobigny, le 11 septembre 2013

Monsieur le Préfet,
Je souhaite attirer votre attention sur l’insalubrité des accotements, talus et échangeurs autoroutiers dans le Département.
S’agissant des autoroutes, de leurs bretelles et de leurs dépendances dont la gestion relève de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagement Île-de-France (DRIEA), je constate le développement des dépôts d’ordures, parfois de produits dangereux, et l’abandon du nettoiement de ces espaces. Dans de trop nombreux points du Département, les déchets font malheureusement partie du paysage.
Cette situation ne peut plus durer.

Régulièrement les habitants, les acteurs économiques de la Seine-Saint-Denis, nous disent que cela nuit à l’image de notre territoire, à la qualité de la vie qu’on y mène, à l’attractivité de notre département.

Ces réclamations ont d’ailleurs été transmises systématiquement à la DRIEA en sollicitant leur intervention.

Pour sa part, le Département de la Seine-Saint-Denis, très attaché à l’environnement et au cadre de vie des séquano-dionysiens réalise régulièrement des campagnes de propreté telle que celle du 15 septembre 2013, journée nationale de la propreté.

Je souhaite donc, Monsieur le Préfet, que vous me fassiez part des dispositions que vous comptez mettre en œuvre à court terme pour remédier à cette situation qui, au-delà de l’image déplorable qu’elle renvoie, pourrait présenter des risques sanitaires de par la nature des déchets qui s’accumulent.

Dans cette attente et restant à votre disposition, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma considération distinguée.

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Dans  Espace presse

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