Conditionnement du RSA : « De la démagogie qui nourrit la suspicion »

le 4 mars 2019

Réaction des présidents des Départements de la Loire-Atlantique, de la Haute-Garonne, de l’Ille-et-Vilaine, de l’Hérault, de Seine-Saint-Denis, du Finistère et de la Gironde aux propos de Laurent Wauquiez.

« Nous tenons à dénoncer fermement les propos de Laurent Wauquiez proposant de conditionner le versement du Revenu de solidarité active (RSA) à des contreparties (bénévolat, travaux d’intérêt général).

N’en déplaise au chef des Républicains, le RSA est un droit. La solidarité de la Nation envers les plus fragiles ne saurait être soumise à des préalables. Plutôt que de s’attaquer aux droits des personnes fragiles, nous invitons M. Wauquiez à nous rejoindre dans notre combat contre le non-recours aux droits puisque, faut-il le rappeler, au moins un tiers des personnes qui peuvent prétendre au RSA n’en font pas la demande…

Au lieu de sombrer dans une démagogie qui nourrit la suspicion, la droite ferait mieux de défendre le principe de solidarité qui permet à chacun, dans notre pays, d’avoir une protection sociale, une assurance chômage et un système de retraite. Soyons fiers du modèle français !

Deux ans et demi après la même proposition émanant du président du conseil départemental du Haut-Rhin, ces nouvelles déclarations, éternelles marottes de la droite la plus libérale et conservatrice, ne sont que des provocations et ne représentent en rien des solutions aux difficultés des chercheurs d’emploi qui, pour l’écrasante majorité, ne souhaitent que retrouver une activité.

Nous, Départements solidaires, prônons plutôt la mise en place de solutions innovantes pour faire reculer la pauvreté et la précarité : Territoire zéro chômeur de longue durée, revenu de base, etc. Nous sommes prêts à les expérimenter et appelons le Président de la République à entendre ces propositions pragmatiques issues des territoires. »

Philippe Grosvalet, président du Département de la Loire-Atlantique
Georges Méric, président du Département de la Haute-Garonne
Jean-Luc Chenut, président du Département de l’Ille-et-Vilaine
Kléber Mesquida, président du Département de l’Hérault
Stéphane Troussel, président du Département de Seine-Saint-Denis
Nathalie Sarrabezolles, présidente du Département du Finistère


Contact presse :Retour ligne automatique
Cabinet de la présidence du département de la Seine-Saint-Denis / Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47

À LIRE AUSSI


Grand Paris : les départements d’Ile-de-France font front commun contre un big bang institutionnel

Mardi 10 octobre, le président de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a dit aux côtés des présidents des 6 autres départements d’Ile-de-France sa ferme résolution de ne pas laisser la réforme du Grand Paris en approche casser l’outil opérant des Départements.

À LA UNE
Dans  Espace presse

Invitation conférence de presse

Solidarité territoriale en Ile-de-France : Les Départements créent un Établissement Public Interdépartemental pour la mise en œuvre du fond de solidarité et d’investissement interdépartemental. Rendez-vous mardi 2 octobre 2018 à 12h à l’Assemblée des Départements de France.


Plan de mobilisation JOP 2024 du Département de la Seine-Saint-Denis

Le Conseil départemental a adopté un Plan de mobilisation de la Seine-Saint-Denis sur les JOP 2024, pour préparer au mieux l’arrivée des Jeux sur notre territoire. Le Département a également lancé le site de la Fabrique des Jeux en Seine-Saint-Denis, un outil qui offre un cadre de travail et d’échanges aux différents acteurs.



1% artistique : L’exigence culturelle se poursuit en Seine-Saint-Denis

Le Département de la Seine-Saint-Denis, fort d’un développement démographique et économique exceptionnel, souhaite également accompagner le développement culturel de son territoire. D’ici 2020, ce sont 25 collèges ainsi qu’une Maison des Solidarités qui feront découvrir des œuvres inédites aux élèves et habitant-e-s de la Seine-Saint-Denis, au titre du dispositif dit du "1% culturel". L’ampleur de ce développement artistique dans notre collectivité, unique en France, reflète notre choix d’une politique culturelle ambitieuse.


« Ma santé 2022 » : un plan qui ne soigne pas l’hôpital public ! Des sparadraps pour soigner une hémorragie

Ce matin, Emmanuel Macron a annoncé son plan pour la santé, dévoilé pour grande partie dès hier. Au-delà de la disparition du numérus clausus en 2020, ce plan santé semble s’orienter vers une adaptation de la carte hospitalière plutôt que vers un vrai remède pour remettre sur pied le système de santé français et son homme malade, l’hôpital public.


Stratégie pauvreté - Et maintenant, des paroles aux actes !

Depuis maintenant plusieurs mois, 19 Départements proposent de tester le revenu de base en le rendant automatique et ouvert aux jeunes. Le président de la République propose aujourd’hui un revenu universel d’activité. Nous sommes prêts et nous voulons même l’ouvrir aux jeunes ; cela s’appelle le revenu de base ! Et cela suppose de considérablement modifier le financement des allocations de solidarités qui repose sur les plus pauvres.


Semaine de la mobilité : "La Seine-Saint-Denis engagée pour les mobilités de demain !"

C’est la semaine de la mobilité ! Plan de mobilité pour les agent.es du Département, contribution au budget du STIF, participation aux différents projets de transports ainsi qu’à la consultation internationale sur le devenir des autoroutes urbaines, aide à l’achat du titre Imagin’R pour les collégiens et à un forfait Améthyste pour nos séniors en difficulté... Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis s’engage et investit pour le développement de tous les modes de déplacement, car nous savons que la mobilité de demain sera multimodale.


Semaine de la mobilité 2018

la Seine-Saint-Denis engagée pour les mobilités de demain !


Stratégie pauvreté : Vraie ambition, cache-sexe social ou coup d’épée dans l’eau ?

Le Département de la Seine-Saint-Denis pourrait être l’un des dix « territoires démonstrateurs » pour la stratégie pauvreté du président de la République. Si nous partageons les objectifs de cette stratégie et sommes prêts à nous y engager, afin d’offrir aux habitant-e-s de la Seine-Saint-Denis des politiques sociales toujours plus innovantes, nous posons néanmoins nos conditions. La « stratégie pauvreté » n’exonère notamment pas le gouvernement d’apporter les réponses indispensables à la compensation des allocations individuelles de solidarité ou à l’accueil digne des mineurs étrangers non accompagnés. Alors que ce dernier nous a habitués à une politique pas franchement favorable - c’est un euphémisme - à la réduction des inégalités sociales, nous gardons une distance prudente ainsi qu’une approche critique de tout ce qui pourrait être mis en œuvre.


Les Présidents des sept Départements d’Ile-de-France refusent de participer à l’élection du Président du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris

L’annonce par l’État du report du Grand Paris Express constituait déjà un recul majeur, caractérisé par un manque flagrant de transparence et de démocratie. Il en va de même de l’élection du nouveau Président de la Société du Grand Paris, en charge du projet, pour laquelle l’État multiplie depuis des mois les manœuvres pour inventer une candidature à sa convenance. Dans ces conditions, les Présidents des sept départements d’Ile-de-France ont décidé de ne pas participer à cette élection mascarade.

0 | ... | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90 | 100 | 110 | 120 | ... | 420