Amnistie des banques : c’est NON !

le 10 avril 2013

« Dès l’annonce de l’appel de Dexia-SFIL à l’encontre du jugement du tribunal de grande instance de Nanterre qui décidait d’appliquer à trois contrats les taux légaux en vigueur, j’ai immédiatement interpellé le Ministre de l’économie et des finances pour l’enjoindre à ne pas choisir les banques au détriment des collectivités locales et à convaincre la SFIL (Société de Financement Local) de reconsidérer sa décision de faire appel.

Or, plusieurs articles de presse ces derniers jours font état de l’intention du Gouvernement de faire adopter par le Parlement une loi d’amnistie des banques sur la question des emprunts toxiques. Je n’ose pas le croire !

Je n’accepterai pas que les habitants de la Seine-Saint-Denis paient au prix fort les manœuvres des établissements bancaires qui ont délibérément abusé les collectivités publiques en proposant des prêts toxiques.

Je ne pourrai pas comprendre que l’État français réponde positivement aux plaintes des banques, alors que notre pays se trouve dans une crise économique et sociale grave, qui nécessite que les collectivités locales soient plus que jamais aux côtés des populations les plus fragiles.

Je refuse que les banques tout en profitant de l’argent de l’État pour se renflouer, puissent bénéficier également de son indulgence à l’égard de pratiques dangereusement spéculatives.

C’est pourquoi, je demande solennellement au Gouvernement de renoncer à ce projet de loi s’il devait être, ne serait-ce, qu’envisagé. »

Stéphane Troussel, Président du Conseil général

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Parfois caricaturée, souvent ignorée, l’aide sociale à l’enfance est pourtant centrale pour protéger les enfants mais aussi pour les accompagner vers l’autonomie. Cette politique publique majeure appelle maintenant des réponses fortes et concrètes qui ne pourront pas faire l’économie d’un engagement et d’un investissement total de la part de l’Etat, mais aussi d’une élaboration commune avec les départements et les acteur.rice.s les plus investi.e.s. C’est ce message responsable et exigeant que j’adresse aujourd’hui même au secrétaire d’État à la protection de l’enfance au cours de notre rendez-vous de travail.







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