« Aide-toi toi-même » : la principale leçon aux pauvres du président des riches !

le 9 juillet 2018

Pour Emmanuel Macron s’adressant en monarque au Congrès : « Il faut que s’exprime le projet de la France ». Mais son projet n’est pas le nôtre. Il n’est pas de réduire des aides sociales ni de contraindre les collectivités à faire à sa place avec toujours moins.

Les Départements, chef de l’action sociale, n’ont pas attendu pour faire de l’accompagnement vis-à-vis des personnes en réinsertion. En Seine-Saint-Denis, chaque année, ce sont 24 millions que nous consacrons à notre politique d’insertion (outre les plus de 470 millions d’euros d’allocations par an). Et pourtant, le président Emmanuel Macron nous somme de limiter nos dépenses de fonctionnement à 1,2 % d’augmentation par an, alors même qu’il refuse de payer ce que l’État nous doit en matière d’allocations individuelles de solidarité (AIS) notamment !

Le Président n’en démord pas : « La création de richesses, la prospérité d’une nation, sont le socle sur lequel nous devons nous asseoir ». Nous avons ici une divergence fondamentale de point de vue : pour nous, la France n’est pas une entreprise à but lucratif.

Derrière les grands mots d’État providence et de solidarité, on n’entend en réalité en filigrane que les bonnes vieilles recettes libérales. Quand il incite gentiment les 100 grandes entreprises à se mobiliser, il somme les bénéficiaires des aides sociales à se sortir eux-même de la pauvreté, comme s’ils n’étaient que des citoyens de seconde zone. Les pauvres attendront l’automne ou la Saint Glinglin… tandis que la prochaine cible est déjà dans le viseur : le système de retraites.

Fustiger les « inégalités de destin » n’est pas crédible quand le Président défend un modèle libéral vieux de plusieurs siècles. Où est la cohérence entre les vœux pieux de solidarité et la volonté de réduire drastiquement les politiques publiques ? Parcoursup, enterrement du plan Borloo, hausse des APL ou de la CSG des retraités…les actes contredisent depuis des mois les belles paroles.

Plutôt que de rester tournés vers le passé, nous devons inventer un nouveau modèle, repenser nos solidarités, notre système de protection sociale, en nous inspirant des exemples innovants que l’on constate à l’étranger mais aussi dans nos territoires. Nous sommes ainsi 13 départements à vouloir expérimenter le revenu de base. Monsieur le Président, plutôt que de toujours recycler les vieilles idées, osez nous faire confiance !


Contact presse :
Cabinet présidence du département de la Seine-Saint-Denis : Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47

À LIRE AUSSI

Grand Paris : les départements d’Ile-de-France font front commun contre un big bang institutionnel

Mardi 10 octobre, le président de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a dit aux côtés des présidents des 6 autres départements d’Ile-de-France sa ferme résolution de ne pas laisser la réforme du Grand Paris en approche casser l’outil opérant des Départements.

À LA UNE
Dans  Espace presse

Semaine de la mobilité 2018

la Seine-Saint-Denis engagée pour les mobilités de demain !


Stratégie pauvreté : Vraie ambition, cache-sexe social ou coup d’épée dans l’eau ?

Le Département de la Seine-Saint-Denis pourrait être l’un des dix « territoires démonstrateurs » pour la stratégie pauvreté du président de la République. Si nous partageons les objectifs de cette stratégie et sommes prêts à nous y engager, afin d’offrir aux habitant-e-s de la Seine-Saint-Denis des politiques sociales toujours plus innovantes, nous posons néanmoins nos conditions. La « stratégie pauvreté » n’exonère notamment pas le gouvernement d’apporter les réponses indispensables à la compensation des allocations individuelles de solidarité ou à l’accueil digne des mineurs étrangers non accompagnés. Alors que ce dernier nous a habitués à une politique pas franchement favorable - c’est un euphémisme - à la réduction des inégalités sociales, nous gardons une distance prudente ainsi qu’une approche critique de tout ce qui pourrait être mis en œuvre.


Les Présidents des sept Départements d’Ile-de-France refusent de participer à l’élection du Président du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris

L’annonce par l’État du report du Grand Paris Express constituait déjà un recul majeur, caractérisé par un manque flagrant de transparence et de démocratie. Il en va de même de l’élection du nouveau Président de la Société du Grand Paris, en charge du projet, pour laquelle l’État multiplie depuis des mois les manœuvres pour inventer une candidature à sa convenance. Dans ces conditions, les Présidents des sept départements d’Ile-de-France ont décidé de ne pas participer à cette élection mascarade.


Enjeux de la présidence du Conseil de surveillance de la SGP : redonner au Grand Paris Express son ambition et faire primer les intérêts des habitant.e.s sur les arguties financières

Créé sous un gouvernement de droite en 2010, le Grand Paris Express avait « survécu » au changement de majorité présidentielle avec le quinquennat Hollande parce qu’il a été conçu et porté par l’ensemble des élu.es au-delà des clivages politiques. La concertation, l’écoute, la prise en compte des besoins des territoires avaient créé l’unanimité derrière ce projet et fait sa force. Il aura fallu un Gouvernement qui se dit « ni de droite, ni de gauche » pour le remettre en cause.


RENTRÉE 2018 l’éducation 100% concrète

Compétence essentielle des départements, l’Éducation reste plus que jamais la priorité du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis.


Parcoursup : le Président de la Seine-Saint-Denis saisit le Défenseur des droits

Face au maintien d’un système jugé opaque, et suite aux retours de témoignages de lycéen-ne-s via la plateforme du Conseil départemental, Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis, a décidé de saisir ce jour le Défenseur des droits au sujet de la plateforme Parcoursup. Il s’agit de vérifier que le lycée d’origine ne constitue pas un critère discriminant pour les universités dans le choix de leurs étudiant-e-s.


Stratégie pauvreté : le « oui mais... » de la Seine-Saint-Denis

Le Département de la Seine-Saint-Denis a été sollicité pour devenir « territoire démonstrateur » sur la stratégie de lutte contre la pauvreté du gouvernement, malheureusement repoussée à la rentrée. Si les thématiques abordées rejoignent nos engagements en faveur de politiques sociales efficaces et tournées vers l’avenir, nous voulons profiter du passage de la Ministre Agnès Buzyn en Seine-Saint-Denis pour lever certaines de nos inquiétudes concernant les moyens dédiés et les modalités de mise en œuvre de cette stratégie.



Le Département de la Seine-Saint-Denis, la Banque des Territoires et CDC Biodiversité agissent en faveur de la transition écologique, énergétique et de la biodiversité

Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis, Marianne Louradour, directrice régionale Ile-de-France de la Banque des Territoires et Jean-Christophe Benoit, directeur du développement et de l’investissement de CDC Biodiversité, ont signé une convention de partenariat en faveur de la performance énergétique du patrimoine public et de la biodiversité en Seine-Saint-Denis.


0 | ... | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90 | ... | 380