« Aide-toi toi-même » : la principale leçon aux pauvres du président des riches !

Pour Emmanuel Macron s’adressant en monarque au Congrès : « Il faut que s’exprime le projet de la France ». Mais son projet n’est pas le nôtre. Il n’est pas de réduire des aides sociales ni de contraindre les collectivités à faire à sa place avec toujours moins.

Les Départements, chef de l’action sociale, n’ont pas attendu pour faire de l’accompagnement vis-à-vis des personnes en réinsertion. En Seine-Saint-Denis, chaque année, ce sont 24 millions que nous consacrons à notre politique d’insertion (outre les plus de 470 millions d’euros d’allocations par an). Et pourtant, le président Emmanuel Macron nous somme de limiter nos dépenses de fonctionnement à 1,2 % d’augmentation par an, alors même qu’il refuse de payer ce que l’État nous doit en matière d’allocations individuelles de solidarité (AIS) notamment !

Le Président n’en démord pas : « La création de richesses, la prospérité d’une nation, sont le socle sur lequel nous devons nous asseoir ». Nous avons ici une divergence fondamentale de point de vue : pour nous, la France n’est pas une entreprise à but lucratif.

Derrière les grands mots d’État providence et de solidarité, on n’entend en réalité en filigrane que les bonnes vieilles recettes libérales. Quand il incite gentiment les 100 grandes entreprises à se mobiliser, il somme les bénéficiaires des aides sociales à se sortir eux-même de la pauvreté, comme s’ils n’étaient que des citoyens de seconde zone. Les pauvres attendront l’automne ou la Saint Glinglin… tandis que la prochaine cible est déjà dans le viseur : le système de retraites.

Fustiger les « inégalités de destin » n’est pas crédible quand le Président défend un modèle libéral vieux de plusieurs siècles. Où est la cohérence entre les vœux pieux de solidarité et la volonté de réduire drastiquement les politiques publiques ? Parcoursup, enterrement du plan Borloo, hausse des APL ou de la CSG des retraités…les actes contredisent depuis des mois les belles paroles.

Plutôt que de rester tournés vers le passé, nous devons inventer un nouveau modèle, repenser nos solidarités, notre système de protection sociale, en nous inspirant des exemples innovants que l’on constate à l’étranger mais aussi dans nos territoires. Nous sommes ainsi 13 départements à vouloir expérimenter le revenu de base. Monsieur le Président, plutôt que de toujours recycler les vieilles idées, osez nous faire confiance !


Contact presse :
Cabinet présidence du département de la Seine-Saint-Denis : Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47

À LIRE AUSSI

Grand Paris : les départements d’Ile-de-France font front commun contre un big bang institutionnel

Mardi 10 octobre, le président de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a dit aux côtés des présidents des 6 autres départements d’Ile-de-France sa ferme résolution de ne pas laisser la réforme du Grand Paris en approche casser l’outil opérant des Départements.

À LA UNE
Dans  Espace presse

RENTRÉE 2018 l’éducation 100% concrète

Compétence essentielle des départements, l’Éducation reste plus que jamais la priorité du Conseil Départemental
de Seine-Saint-Denis.


Parcoursup : le Président de la Seine-Saint-Denis saisit le Défenseur des droits

Face au maintien d’un système jugé opaque, et suite aux retours de témoignages de lycéen-ne-s via la plateforme du Conseil départemental, Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis, a décidé de saisir ce jour le Défenseur des droits au sujet de la plateforme Parcoursup. Il s’agit de vérifier que le lycée d’origine ne constitue pas un critère discriminant pour les universités dans le choix de leurs étudiant-e-s.


Stratégie pauvreté : le « oui mais... » de la Seine-Saint-Denis

Le Département de la Seine-Saint-Denis a été sollicité pour devenir « territoire démonstrateur » sur la stratégie de lutte contre la pauvreté du gouvernement, malheureusement repoussée à la rentrée. Si les thématiques abordées rejoignent nos engagements en faveur de politiques sociales efficaces et tournées vers l’avenir, nous voulons profiter du passage de la Ministre Agnès Buzyn en Seine-Saint-Denis pour lever certaines de nos inquiétudes concernant les moyens dédiés et les modalités de mise en œuvre de cette stratégie.



Le Département de la Seine-Saint-Denis, la Banque des Territoires et CDC Biodiversité agissent en faveur de la transition écologique, énergétique et de la biodiversité

Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis, Marianne Louradour, directrice régionale Ile-de-France de la Banque des Territoires et Jean-Christophe Benoit, directeur du développement et de l’investissement de CDC Biodiversité, ont signé une convention de partenariat en faveur de la performance énergétique du patrimoine public et de la biodiversité en Seine-Saint-Denis.


Lancement d’un espace de témoignages en Seine-Saint-Denis sur Parcoursup

Alors que les examens du baccalauréat se terminent et que la plateforme Parcoursup s’apprête à réouvrir, le Département a décidé de lancer une vaste campagne de témoignages. Sur cette base, Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis, pourra saisir le Défenseur des Droits pour lui demander de faire toute la lumière sur ce système de sélection aujourd’hui opaque.





La Seine-Saint-Denis obtient des garanties et reste mobilisée

A la suite de la publication de rapports des inspections générales qui préconisaient de revenir largement sur les héritages olympiques du dossier de candidature de Paris 2024, j’avais réaffirmé, comme l’ensemble des élus, ma volonté que la Seine-Saint-Denis ne devienne pas la variable d’ajustement et que l’ambition de la candidature que nous avons portée ne soit pas revue au risque de la dénaturer.

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 330