Accompagnement des jeunes de la sortie de l’Aide Sociale à l’Enfance : L’Etat doit maintenant prendre ses responsabilités !

le 15 février 2019

Nous recevons aujourd’hui en Seine-Saint-Denis deux ministres pour parler de la protection de l’enfance et plus particulièrement de la question de l’accompagnement et de la prise en charge des jeunes dans leurs sorties de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

La prise en compte dans la stratégie pauvreté engagée par le gouvernement de la question de l’accompagnement de la sortie de l’ASE constitue un signal important à condition qu’il reconnaisse ce que les acteurs de l’enfance, comme le département de la Seine-Saint-Denis font déjà au quotidien, et que l’Etat assume enfin ses responsabilités.

La protection de l’enfance, loin d’être un « angle mort des politiques publiques » en Seine-Saint-Denis, est un champ dans lequel non seulement nous mettons beaucoup de moyens mais aussi sur laquelle nous ne cessons de travailler pour qu’il n’y ait pas de "sorties sèches". Dans notre département avec à mes cotés mon vice-président Frédéric Molossi, les jeunes sont accompagnés vers l’autonomie via les contrats jeunes majeurs. Près des deux tiers des jeunes de l’ASE qui atteignent la majorité se voient proposer un contrat et nous y consacrons par an un budget de 20 millions d’euros.

En dépit de cette politique particulièrement volontariste nous ne pouvons pas une nouvelle fois nous substituer à l’Etat. La Seine-Saint-Denis est déjà solidaire pour deux sur la prise en charge des Mineurs non accompagnés (MNA).

Les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes qui sortent de l’Aide Sociale à l’Enfance : emploi, logement, santé relèvent de la responsabilité directe de l’Etat. Il est donc urgent que le gouvernement en prenne clairement la mesure et propose des solutions concrètes aux jeunes qui aujourd’hui sont dans l’attente.

Avec plusieurs départements de gauche, nous avions porté un projet d’expérimentation du revenu de base, dispositif de protection sociale élargie aux 18-25 ans pour lutter contre la précarité de jeunes. Cela aurait été également une réponse pour les jeunes sortant de la protection de l’enfance. Le gouvernement avait une partie de la réponse entre les mains, il a préféré l’écarter.

Stéphane Troussel : "L’Etat ne peut pas donner de leçons aux Départements quand il est lui même aux abonnés absents, dans ses compétences en particulier en Seine-Saint-Denis, les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels qui accompagnent les jeunes qui sortent de l’Aide Sociale à l’Enfance tiennent souvent à l’accès à l’emploi, au logement, à l’offre de soins. Cela relève pour beaucoup de compétences étatiques"


Contact presse :
Cabinet de la présidence du département de la Seine-Saint-Denis / Antoine Delangre-Marini : 01 43 93 93 47

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Parfois caricaturée, souvent ignorée, l’aide sociale à l’enfance est pourtant centrale pour protéger les enfants mais aussi pour les accompagner vers l’autonomie. Cette politique publique majeure appelle maintenant des réponses fortes et concrètes qui ne pourront pas faire l’économie d’un engagement et d’un investissement total de la part de l’Etat, mais aussi d’une élaboration commune avec les départements et les acteur.rice.s les plus investi.e.s. C’est ce message responsable et exigeant que j’adresse aujourd’hui même au secrétaire d’État à la protection de l’enfance au cours de notre rendez-vous de travail.







Stéphane Troussel, Christian Favier, Marie-Christine Cavecchi et Patrick Septiers demandent de vraies garanties pour les transports du quotidien et leur priorisation avant toute décision sur la poursuite du projet du CDG Express.

L’amélioration de la liaison de Paris à ses aéroports ne peut se faire au détriment des transports du quotidien, et elle ne passe pas uniquement par la construction d’un train express. Or, la ministre des transports semble conditionner l’amélioration des conditions de transports des 900 000 usager.e.s quotidiens du RER B à la réalisation de ce transport qui ne concernera hypothétiquement que 20 000 usager.e.s occasionnel.le.s. Si des garanties ne nous sont pas apportées concernant les transports du quotidien, nous le disons : nos collectivités ne participeront à aucune avancée opérationnelle sur le CDG Express.

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